Road&Eau - Stratégies de désimperméabilisation des surfaces revêtues | FEREC 2019

Document provisoire non diffusable – Version octobre 2020 – Cerema 8 Figure 3 : le petit cycle de l'eau (Agence de l’eau Loire-Bretagne, 2012) En plus des besoins humains, l’urbanisation apporte également des changements au cycle naturel de l’eau, notamment via l’imperméabilisation des sols. Celle-ci limite l’infiltration de l’eau dans les sols. Les eaux pluviales sont alors plus susceptibles de ruisseler le long des voiries ou autres surfaces imperméabilisées non bâties, selon des cheminements qui dépendent également de la topographie urbaine. Les bassins versants peuvent ainsi être modifiés par l’urbanisation. L’imperméabilisation peut également empêcher certains flux hydriques entre le sol et l’atmosphère et la recharge des nappes. Par ailleurs, l’évapotranspiration dépend de la présence des végétaux en ville et peut aussi être faible dans les zones urbaines peu végétalisées. A l’inverse, le ruissellement augmente, car l’eau ne peut plus s’infiltrer autant dans les sols. Les flux d’eau entre réservoirs sont donc modifiés par rapport au cycle naturel de l’eau. Enfin, les activités humaines génèrent des pollutions qui dégradent la qualité des eaux en milieu urbain ou des eaux qui en sont issues : utilisation de l’eau pour les besoins domestiques, pollutions issues du trafic automobile, etc. La Commission européenne a défini l’imperméabilisation comme étant le « recouvrement permanent d’une parcelle de terre et de son sol par un matériau imperméable tel que l’asphalte ou le béton » (Commission européenne, 2012).

RkJQdWJsaXNoZXIy MTIzMTM=