Road&Eau - Stratégies de désimperméabilisation des surfaces revêtues | FEREC 2019
Document provisoire non diffusable – Version octobre 2020 – Cerema 7 Figure 2 : évolution de la gestion de l'eau avec l'évolution des types de chaussées (cité par APUR, 2015) Le développement des villes se poursuit. Les besoins d’approvisionnement en eau et d’évacuation des eaux usées sont de plus en plus importants. Par ailleurs, les progrès techniques permettent l’assèchement des sols au profit des constructions, et les surfaces urbaines sont de plus en plus imperméabilisées avec le développement des chaussées modernes utilisant du bitume. La politique du tout tuyaux pour gérer l’eau en ville se développe. Mais cette politique a récemment été remise en cause. La naissance du concept de ville éponge en est un exemple : les habitants et acteurs de l’aménagement des villes souhaitent de plus en plus « le retour » de l’eau en ville et leur désimperméabilisation. 1.3. Les modifications du cycle de l’eau liées à l’urbanisation Les activités humaines et notamment le besoin en eau potable ainsi que l’urbanisation et l’imperméabilisation des sols sont responsables de modifications du grand cycle de l’eau. Pour répondre à ses besoins en eau, l’Homme a créé un cycle appelé « petit cycle de l’eau », qui comprend les étapes suivantes : captage de l’eau, traitement, stockage et distribution, collecte des eaux usées, épuration et rejet dans le milieu naturel (Commission européenne, 2017). Ce petit cycle diffère du cycle naturel à plusieurs niveaux : Au niveau de la source : l’eau est captée dans certains réservoirs naturels, dans lesquels son temps de résidence peut donc diminuer Au niveau des transferts : la circulation de l’eau est guidée par les réseaux de distribution en eau potable et de collecte des eaux usées Au niveau des exutoires : les eaux rejetées alimentent des réservoirs qui récupèrent donc des eaux non issues du cycle naturel
RkJQdWJsaXNoZXIy MTIzMTM=