Road&Eau - Stratégies de désimperméabilisation des surfaces revêtues | FEREC 2019

Document provisoire non diffusable – Version octobre 2020 – Cerema 14 entraîner des dysfonctionnements des stations d’épuration (saturation des systèmes de dépollution, surverse des eaux pluviales dans les milieux naturels avec risque de pollution). Par ailleurs, la désimperméabilisation peut se faire avec des techniques paysagées : surfaces pavées, tranchées drainantes végétalisées, noues et fossés enherbés, combinaisons de plusieurs techniques de désimperméabilisation des surfaces revêtues aménagées de sorte à offrir des espaces récréatifs, etc. Ces aménagements participent à la qualité de vie des habitants des villes désimperméabilisées. Enfin, lorsque ces aménagements permettent de réduire les surfaces revêtues en matériaux sombres et d’augmenter la végétalisation, ils contribuent à limiter les effets d’îlot de chaleur urbain. Ceci est d’autant plus important dans un contexte de changement climatique, avec des hausses projetées des températures moyennes pouvant aller jusqu’à +7°C selon certains scénarios climatiques (RCP8.5). Figure 7 : phénomène d'îlot de chaleur urbain (Cerema) 3.3. Des enjeux réglementaires et financiers Outre les enjeux budgétaires, de qualité de service et de qualité de vie, les gestionnaires de surfaces revêtues doivent répondre à la réglementation. La désimperméabilisation est à l’interface de plusieurs domaines d’un point de vue technique et donc aussi, réglementaire : eau, assainissement, environnement, voiries et urbanisme entre autres. La mise en œuvre d’aménagements de désimperméabilisation doit être cohérente avec les plan locaux d’urbanisme, les schémas d’aménagement des eaux et les règlements d’assainissement, les plans de prévention des risques, etc. Par ailleurs, les gestionnaires des surfaces revêtues, publics comme privés, sont confrontés à des problématiques financières pour la mise en œuvre de solutions de désimperméabilisation. Si la désimperméabilisation peut demander des investissements, elle permet de réduire certains coûts :  Favoriser la gestion des eaux pluviales à la source et l’infiltration permet de limiter les inondations, qui peuvent causer des dégâts sur les infrastructures de gestion des eaux et les

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