Projet CAAIRN | FEREC 2019
14 TYPES DE FACTEURS Facteurs individuels et psychologiques Facteurs organisationnels Facteurs généraux Perception des risques inondation Participation des publics aux processus de décision Confiance entre acteurs Expérience de catastrophes Focalisation sur les résultats et non les processus Incitations financières (pérennes, claires, suffisantes) Leviers Aversion générale au risque Transparence des prises de décision Cadre législatif et juridique Attitudes pro-environnementales Malléabilité des dispositifs pour s'adapter aux besoins exprimés Aménités associées aux dispositifs Absence de niveau "suffisant" de perception du risque Terminologie technique ou ambiguë Scepticisme climatique Syndrome NIMBY Logiques "top-down" Degré d'incertitude du risque futur Freins Syndrome mémoire courte Hégémonie de l'expertise scientifique et technique Défaut de justice procédurale Absence de connaissances scientifiques Relégation des aspects socio- historiques locaux Défaut de justice distributive Attitudes négatives vis-à-vis des gestionnaires Revenu des habitants Manque de compréhension du management adaptatif Distance à la mer/rivière Tableau 1. Synthèse des facteurs associés à l’acceptabilité sociale (freins en rouge, leviers en bleu) Facteurs individuels et psychologiques Les facteurs individuels et psychologiques dénombrés dans les articles renvoient principalement à des formes de savoirs, expériences, perceptions et attitudes qui régissent le degré et la qualité de l’acceptabilité sociale. La perception des risques est étudiée de façon récurrente puisqu’elle favoriserait les mesures adaptatives (forte perception des risques) ou les contraindrait (absence d’une perception suffisante des risques) selon un modèle behavioriste classique « menace – réponse ». La question du risque est également présente concernant l’aversion au risque, exigeant une réponse maximale de protection face aux risques auxquels la population fait face. Les syndromes obtiennent également une place importante dans ces articles. Le célèbre syndrome général NIMBY (Not In My BackYard) est également présent ainsi que des syndromes plus spécifiques au champ des risques tel que le syndrome de la mémoire courte. Ceux-ci pourraient dissuader les citoyens à accepter les mesures adaptatives (protections, relocalisations, nouvelles stratégies de management, assurances) pour des raisons supposées d’ordre psychologique et conduisant in fine à une mal-adaptation. Enfin, ces articles sont marqués plus particulièrement par les freins, qu’il s’agirait alors de « corriger » pour « réadapter » les individus aux « bonnes solutions » pensées en amont. Parmi les facteurs compris dans cette logique, l’absence de connaissances scientifiques, le manque de compréhension, les aprioris et attitudes négatives (des habitants ou des gestionnaires), etc. On notera toutefois la présence des attitudes pro-environnementales comme soutiens aux solutions fondées sur la nature.
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