Road&Eau - Stratégies de désimperméabilisation des surfaces revêtues | FEREC 2019
Document provisoire non diffusable – Version octobre 2020 – Cerema 58 4. Problématique des zones urbaines Le travail réalisé en zone rurale ne peut pas être réalisé de la même manière en zone urbaine et l’approche relative à la « modélisation » des écoulements en milieu urbain s’avère beaucoup plus complexe. A ce niveau, il apparaît nécessaire de disposer de données topographique très précises, à la fois en x/y (longitude/latitude), ainsi qu’en z (altitude) ce qui nécessite des levers spécifiques type LIDAR (LIght Detection And Ranging), ainsi qu’un inventaire exhaustif des différents ouvrages de type buses/ponts ou encore des obstacles de type murets ou trottoirs surélevés, etc. Par ailleurs, aux données de surface doivent également être couplées des données liées au réseau d’assainissement pluvial. Il est donc impératif d’avoir des données exactes, des plans, la capacité de ces derniers, etc. Il convient à ce niveau d’évaluer l’impact de coulées d’eau boueuse sur ces réseaux et leur efficacité. Enfin, des perturbations anthropiques peuvent modifier de manière considérable les flux en zone urbaine. Par exemple, des embâcles générés par différents objets emportés par les flux (voitures, matériaux, mobilier urbain, etc.) sont de nature à modifier considérablement les flux et peuvent difficilement être pris en compte dans un tel travail de modélisation. 5. Conclusion Le laboratoire de Nancy a contribué au projet Road&Eau porté par le Cerema en réponse à l’appel à projet lancé par la fondation FEREC en travaillant sur la sensibilité d’infrastructures au ruissellement. Les réflexions engagées à ce niveau ont permis de définir les bases d’une méthode d’analyse d’identification de la vulnérabilité des réseaux vis-à-vis du phénomène de ruissellement, en s’intéressant aux axes routiers dans un premier temps. En s’appuyant sur la méthode CRUS de cartographie du ruissellement, en développement au Cerema, et en y couplant différents paramètres des axes de transport (importance de l’axe, position par rapport aux écoulements, intersection des axes de drainage préférentiels), la vulnérabilité de l’axe routier peut être appréhendée, de même que la vulnérabilité induite par l’axe routier sur la zone urbanisée. Un travail de fond mériterait d’être poursuivi afin de créer des scripts de traitement de données visant la caractérisation automatique de la vulnérabilité de ces axes routiers. Un travail de terrain et de confrontation des cartographies à la connaissance des gestionnaires devra ensuite être mené pour consolider et perfectionner la méthode. Cette méthode n’a pas vocation à caractériser la vulnérabilité des réseaux urbains pour laquelle l’approche est beaucoup plus complexe.
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