MARI-CC - Méthodologie d’analyse de la résilience des infrastructures au changement climatique | FEREC 2019

3/2 3. OBSERVATION SUR LE RESEAU EXPLOITE Constat sur la végétation : suite aux évènements de canicule / sècheresse, les merlons / talus sèchent plus vite et la végétation est quasiment grillée par moments. Cependant ce constat est à mitiger car suite aux phénomènes orageux fréquents en été, la végétation repart immédiatement au vert ; Cet assèchement de la végétation peut également être liée à l’augmentation de la fréquence des épisodes de fort vent du Sud ; L’année passée (été 2019) sur le centre de Saint Marcelin (A49) suite au phénomène remarquable de grêle cité ci-avant, de nombreuses casses ont été constatées : sur le centre de Saint Marcellin de nombreux véhicules d’entretient ont fini en carrosserie avec notamment des pare-brise fendus, la grêle a également provoqué la casse de toitures d’entrepôts et d’arbres (quelques arbres ont fini couchés sur les clôtures de l’A49). Idem sur l’A48 à Saint Egrève ou de nombreux grands arbres ont fini couchés sur les clôtures de l’autoroute. L’A51 est toutefois épargnée notamment car phénomène moins violent sur le secteur mais aussi le secteur ne se situe pas en lisière de forêts et ne compte pas sur son domaine d’arbres d’eau (peupliers, Saules) ; De fait sur le district des 3 massifs, malgré la persistance des phénomènes de grêle et d’orages violents, aucun dégât attribuable à ces évènements n’est à déplorer ; La première année de mise en service de l’A51, un talus situé au-dessus de la gare de péage du Crozet a présenté des signes d’instabilité : lors de phénomènes pluvieux, des poches d’eau se sont formées dans la terre végétale présente sur le talus et ont conduit à des phénomènes d’érosion importants qui a conduit à des coulées de terre jusque sur la chaussée. Depuis que la végétation s’est développée sur le talus concerné, ce phénomène n’a plus été constaté ; YCa a constaté en 2018 une légère crue de la Gresse à proximité du tunnel du Riol. Cette crue n’a cependant pas eu d’impact sur l’infrastructure ; Globalement aucune détérioration pouvant être liée aux phénomènes climatiques n’est observée sur l’infrastructure : • Pas de problème d’inondabilité de la plaine du Lavanchon observé ; • Pas de problème de réseau d’assainissement qui déborde observé ; • Pas de problème d’érosion constaté sur talus. Constats sur les chaussées : d’un point de vue des chaussées, l’A51 peut être divisé en deux tronçons. Sur le premier tronçon (15 premiers kilomètres à la sortie de Grenoble) les enrobés ont 20 à 21 ans d’âge. Ces enrobés sont donc à refaire mais cela est plus lié à leur vieillissement ‘normal’ qu’à l’évolution des températures (ce phénomène est d’autant plus visible sur une section très usée revêtue d’enrobés drainants) ; Des phénomènes d’orniérage / ramollissement des enrobés peuvent être constatés en partie haute de la section mais YCa rattache ces phénomènes au trafic PL ; YCa n’est pas en mesure de nous faire de retour sur l’état des ouvrages courants (PS / PI). YCa nous suggère pour cela de nous rapprocher de Mr Sébastien Michel en charge de l’inspection des ouvrages sur le district. Sur le secteur de la plaine du Lavanchon, YCa a toutefois pu constater l’apparition de différentiel de tassement entre les remblais d’accès et les PS des voies communales (les remblais d’accès bougent, les ouvrages de type PS non). Des opérations de rechargement en enrobés ont déjà eu

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