MARI-CC - Méthodologie d’analyse de la résilience des infrastructures au changement climatique | FEREC 2019
Publications sur les effets du climat sur les infrastructures Projet de recherche MARI-CC, Méthodologie d’analyse de la résilience des infrastructures au changement climatique Analyse Bibliographique Fichier mari-cc - bibliographie v2.docx N° rapport 0001/2020 Etabli le : 15/06/20 Révisé le :- Page 27 / 33 En c œ ur de remblai : effondrement possible à l’imbibition pour les zones les plus chargées. Il faut néanmoins une durée d’imbibition suffisamment longue (par la base et/ou les talus) pour que l’eau puisse s’infiltrer. L’ouvrage cite quelques propositions pour maîtriser ces déformations différées : 1. Lors de la construction : Respect des règles de compactage des talus et maitrise à long terme du drainage et de l’assainissement des ouvrages. Respect d’un bon compactage et de la méthode du mètre excédentaire ou la méthode en W dans le but d’éviter les infiltrations d’eau qui font chuter la succion (possible annulation également) et induisent une baisse très importante de la résistance au cisaillement des sols fins. Ces phénomènes peuvent conduire à l’apparition d’affaissements de talus, voire de ruptures. Le phénomène est amplifié en cas de défaillance de l’assainissement de surface. Des effondrements peuvent également se produire lorsque des blocs de roches évolutives sont mal enrobés dans une matrice. D’autres cas d’effondrement peuvent être la conjonction : De sols fins mis en œ uvre dans la zone à risque d’effondrement ; D’une contrainte trop importante, liée au poids du remblai ; D’un apport d’eau massif. 2. Lors de la conception : La conception doit intégrer la possible évolution à terme des teneurs en eau en relation avec l’environnement de l’ouvrage. Dans le cas d’une conception en matériaux humide sur talus : la mise en œ uvre des matériaux à une densité de compactage moyenne (par exemple : C=95%.C OPN ) et une teneur en eau côté humide de l’optimum Proctor rendent les talus très sensibles au retrait. Cette conception est à éviter dans les pays chaud et secs mais peut-être recommandée dans les pays humides. Dans les climats tempérés (présentant de grandes amplitudes dans les sollicitations hydriques) il faut ajouter à cette solution des dispositions pour limiter l’évaporation (par exemple : masque granulaire de faible épaisseur, couverture en terre végétale et mise en œ uvre d’une végétation herbacée). Dans le cas d’une mise en œ uvre sur les talus des matériaux à une teneur en eau proche de la limite de retrait dans les pays arides avec des épisodes pluvieux très occasionnels et temporaires (pays arides ou pays tempérés avec des périodes sèches), pour les sols argileux et pour les sols limoneux non gonflants, l’ouvrage recommande une mise en œ uvre avec énergie de compactage élevée (OPM) pour garantir une teneur en air faible (θ air ≈ 5%). Pour les noyaux de remblai, il faut limiter la teneur en air à un certain seuil pour éviter les désordres majeurs liés à l’effondrement en cas d’imbibition (θ air <5 à 10%) ou bien réaliser des essais œ dométriques appropriés. Prescriptions à respecter également pour les haut-remblais. Pour les bases de remblai en zone humide ou zone inondable, il n’est pas possible de donner une règle générale pour l’utilisation de sols fins sans traitement. Cependant, il semble que dans certains cas des sols peu plastiques mis en œ uvre côté humide et avec une énergie de compactage modérée (95%.C OPN ) présenteront à la fois peu de risque de gonflement et d’effondrement à l’immersion. Néanmoins, il faudra protéger le talus contre l’effet du retrait.
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