MARI-CC - Méthodologie d’analyse de la résilience des infrastructures au changement climatique | FEREC 2019

3/2 3. OBSERVATION SUR LE RESEAU EXPLOITE Constat sur la végétation : les périodes de grande chaleur associées à une augmentation de la sècheresse ont tendance à griller la végétation. Ajouté à ce phénomène on constate une apparition de phénomènes de feux d’accotement qui nécessite de faire intervenir les pompiers. Ces phénomènes qui n’existaient pas auparavant peuvent désormais se reproduire 2 à 3 fois dans l’été (3 à 4 interventions de ce type lors de l’été 2019). L’augmentation de la fréquence des coups de vent fort en hiver ont un impact sur les grands arbres (pins, charmes) avec constat de casse de branche et de chutes d’arbres sur aire de service et clôtures. Phénomène peut être augmenté par un affaiblissement de ces arbres en été en raison de la sècheresse. Constats sur l’infrastructure : La sècheresse ainsi que la diminution des niveaux de nappe induite ont tendance à provoquer le tassement des infrastructures. Ce tassement se matérialise sur le district par le tassement des remblais aux abords des PI et PIOH perceptible par les utilisateurs par l’apparition d’un dénivelé entre le PI et ses remblais d’accès : « ça tape quand on franchit le PI » (les PI semblent surélevés). Sur le district, ces phénomènes de tassement ont également généré des désordres sur certains grands talus de remblai : exemple au Pk269 (entrée d’une aire de repos) ou un talus de remblai de 7 à 8 m de hauteur sur lequel sont apparues des crevasses longitudinales entre la BAU et l’accotement (crevasses dans laquelle il est possible de passer la main) ainsi que l’apparition de fissures longitudinales sur les enrobés principalement sur la BAU mais à certains endroits jusqu’à la voie lente. Vve décrit ce phénomène en disant que cela donne l’impression que le talus s’écarte de la chaussée. Les remblais objet de ces désordres se situent dans des zones plutôt plates avec des cultures (champs) aux abords de l’infrastructure. Ces désordres apparaissent plutôt en septembre / octobre (fin d’été). Ces phénomènes d’affaissement sont encore plus prononcés sur l’A38 entre Dijon et le district du Morvan (partie de réseau gérée par la DIR). Où l’apparition des fissures telle que décrite dans le paragraphe ci-avant est plus avancée avec décollement de morceaux d’enrobés, signalisation en place pour des réductions de voies, affaissements prononcés sur voie lente sur des profils en léger remblais et en profil rasant. Ces désordres sont également apparus en septembre / octobre. Les périodes de grande chaleur induisent également des défauts sur les joints d’ouvrage (PS) qui se dilatent de façon importante. Les joints tapent quand on franchit les PS sur le réseau extérieur. Matérialisant un déplacement du joint ou peut-être des remblais d’accès des PS. Des travaux en urgence de reprise des joints sur le viaduc du pont d’Ouche ont dû être lancés récemment. Cependant, Vve estime que ces travaux en urgence peuvent ne pas être dus aux chaleurs importantes mais pourraient être liés au remplacement des joints par des joints mécaniques quelques années auparavant. D’une manière générale, les chaussées ne semblent pas souffrir des périodes de canicule. Un phénomène de faïençage des chaussées est cependant apparu sur les chaussées du viaduc du pont d’Ouche. Le district possède un déblai rocheux revêtu de filets de récupération des chutes de pierres mais aucun souci particulier n’est noté sur ce déblai (fréquence de nettoyage des filets inchangée).

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