LIANE-CR - Analyse croisée des méthodes et des résultats des projets CAAIRN et RESALLIENCE | FEREC 2019
4 CAAIRN RESALLIENCE Revue bibliographique Interviews individuel avec riverains sur carte de grande taille individuel ou en petit groupe avec collectivités avec collectif et collectivités Méthode argumentative Evolution des paramètres climatiques Tableau 1. Méthodes et approches mises en œuvre dans les projets CAAIRN et RESALLIENCE 2.1. Interview sur bâche de grande taille Afin de comprendre les modes d’appropriation des habitants et des usagers de deux ouvrages liés à la gestion des inondations et des eaux pluviales à Vitrolles, le projet CAAIRN a mobilisé une méthode articulant des techniques d’entretiens semi-directifs avec des techniques d’enquêtes de type participatif nommées l’Enquête Gulliver et mise au point par un des membres de l’équipe (Tricot, 2016) 1 . L’enquête se déroule en interaction avec une grande photographie aérienne assemblée par dalles IGN, elle combine l’usage d’une échelle fine (1/2000 ème ) et d’un grand format (25m 2 ). L’image est imprimée sur une bâche plastifiée sur laquelle les personnes peuvent parler, écrire, marcher. Durant l’enquête, les dimensions de photographie aérienne créent un effet de surprise, l’enquêté est invité à venir contempler son espace de vie « vu d’en haut » et en quelques minutes à peine, le jeu d’échelle permet de « parcourir » plusieurs hectares sur la carte, d’où la référence au géant dans la dénomination de l’enquête. Sa lecture étant plus intuitive qu’une carte, la photographie aérienne permet de faciliter des repérages dans l’espace par l’enquêté : « je reconnais ma maison », « mon espace de vie »… Elle permet une production de récits que nous pouvons localiser avec précision. Pour cette enquête, la photographie aérienne représente l’ensemble de la commune de Vitrolles, le plateau de l’Arbois au nord, au sud les parties aménagées et inondables, et à l’ouest l’étang et l’aéroport. L’enquêté a été amené à repérer et à désigner sur la carte les éléments signifiants pour lui et à préciser ses rapports à la ville, aux inondations et aux infrastructures choisies (en tant qu’ouvrage de protection contre les risques et en tant qu’aménagement urbain). Il pourrait être pertinent que RESALLIENCE mette en œuvre une bâche de grande taille au niveau de la zone où l’éco-pont sera construit. Cette bâche pourrait alors permettre de : Représenter la diversité des infrastructures et espaces présents autour de l’éco-pont : forêts, communes, autoroute et routes, passages existants pour la faune, etc. Faciliter la compréhension de la problématique de fragmentation écologique générée par l’Autoroute A1 ; Repérer et « parcourir » les corridors écologiques présents sur le territoire ; « Tracer » les zones préférentielles de circulation de la faune connues par les parties prenantes ; Repérer comment l’éco-pont, en tant que corridor écologique locale, se connecte avec d’autres corridors écologiques à l’échelle communale, départementale voire régionale ; Représenter l’évolution des paramètres climatiques à l’échelle communale par une représentation à définir de manière à faciliter la compréhension du changement climatique autour de l’éco-pont. 2.2. Méthode argumentative Afin d'analyser les controverses et l'acceptabilité des projets d'infrastructure, le projet CAAIRN a proposé de passer par une approche basée sur l’argumentation abstraite et constituée de quatre étapes : 1 Tricot, A. (2016). Le recueil de données subjectives en géographie, expérimentation d’une démarche nommée « Enquête Gulliver » à la croisée de la cartographie participative et des cartes mentales. Intérêts, limites et perspectives dans « Collecter et produire des données pour les recherches en SHS », ANF MATE SHS, 15-18 novembre 2016.
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