Inf’Eau Route : évaluation des capacités épuratoires des eaux par les chaussées réservoirs et caractérisation de leur potentiel de réutilisation

26 Figure 12 : Mesure des teneurs en ions Ca 2+ à t 0 (solution d’eau artificiellement contaminée introduite dans les fûts) puis après 1h, 24h, 48h, 72h, 144h et 240h de stockage dans les fûts en l’absence de matériau (contrôle) ou en présence d’alluvions, de calcaire ou de béton de démolition (d/D compris entre 10 – 20 mm) (moyenne +/- écartype, n = 3 ; différences significatives indiquées par des lettres différentes selon les modalités (test de Tukey , p < 0,05 ). On observe effectivement une augmentation progressive des teneurs en Ca 2+ avec un pic au bout de 144h en présence des alluvions (350 mg/L en moyenne, Figure 12), puis une diminution à 240h. Il en est de même pour le béton de démolition, avec un pic et une concentration moyenne toutefois bien plus faible que celle reportée pour les alluvions à 144h, de l’ordre de 122 mg/L, puis une réduction de moitié des teneurs au bout de 240h à 59 mg/L (Figure 12). En revanche, on observe une augmentation progressive des teneurs en Ca 2+ pour le matériau calcaire sur toute la durée des essais, la valeur la plus élevée étant enregistrée au dernier point de mesure au bout de 10 jours avec une teneur moyenne de 334 mg/L de Ca 2+ (Figure 12). Leur présence pourrait être un des éléments d’explication quant à la réduction marquée des teneurs en métaux dissouts dans les fûts avec calcaire (Figure 12), les ions calciques pouvant favoriser l’immobilisation des métaux en solution, selon les conditions physico- chimiques locales en surface des matériaux. Influence du type de matériau de structure réservoir sur l’évolution des teneurs en ammonium (NH 4 + ) La Figure 13 représente l’évolution des teneurs en ions ammonium (NH ₄⁺ ) au sein des différentes modalités de stockage des eaux artificiellement contaminées.

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