Inf’Eau Route : évaluation des capacités épuratoires des eaux par les chaussées réservoirs et caractérisation de leur potentiel de réutilisation

25 Influence du type de matériau de structure réservoir sur l’évolution du pH La Figure 11 représente l’évolution du pH mesuré au fil du temps dans les différents fûts de stockage avec matériau de structure réservoir variable. Figure 11 : Mesure du pH à t 0 (solution d’eau artificiellement contaminée introduite dans les fûts) puis après 1h, 24h, 48h, 72h, 144h et 240h de stockage dans les fûts en l’absence de matériau (contrôle) ou en présence d’alluvions, de calcaire ou de béton de démolition (d/D compris entre 10 – 20 mm) (moyenne +/- écartype, n = 3 ; différences significatives indiquées par des lettres différentes selon les modalités (test de Tukey , p < 0,05 ). On note une alcalinisation de l’eau dans les premières 24h, avec un pH basique plus marqué pour la modalité « béton de démolition » (pH égal ou supérieur à 10), de manière similaire à ce qui avait pu être observé lors de l’essai de lixiviation des matériaux après agitation par retournement durant 24h. Après 24h, on observe une diminution progressive du pH dans les fûts de stockage des modalités “contrôle”, alluvions et calcaire. Cette baisse de pH est d’autant plus marquée dans la modalité “contrôle” ne contenant aucun matériau minéral qui serait susceptible de jouer un rôle “tampon”, suggérant une légère acidification du milieu pouvant résulter de l’activité microbienne naturelle dans une eau contenant une source de carbone (glucose) facilement assimilable. Dans la modalité béton de démolition, le pH reste toutefois basique avec des valeurs moyennes comprises entre 9 et 10,9 (Figure 11). Influence du type de matériau de structure réservoir sur l’évolution des teneurs en ions calciques (Ca 2+ ) Les matériaux « calcaire » et « béton de démolition » possédant des teneurs en équivalent CaO respectivement de 53 à 16% en masse, les teneurs en ions calciques Ca 2+ ont également été suivies dans le temps afin d’appréhender un impact éventuel des matériaux sur la libération de ces ions (Figure 12). Ces derniers sont susceptibles d’interagir de manière indirecte avec les ions métalliques (via des mécanismes de modification locale du pH, de précipitation sous forme d’hydroxydes ou de carbonates ou de co-adsorption).

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