Inf’Eau Route : évaluation des capacités épuratoires des eaux par les chaussées réservoirs et caractérisation de leur potentiel de réutilisation

16 synthétiques utilisées pour l’aspersion des colonnes ou les essais statiques en fûts est la suivante (sur la base de données de la littérature, correspondant à des valeurs « hautes » des concentrations reportées dans des eaux routières en France) : Tableau 3 : Composition des eaux pluviales synthétiques reconstituées pour les essais dynamiques en colonnes et les essais statiques en fûts De plus, avant de débuter les essais de percolation pour une colonne donnée, la colonne étudiée a été soumise à une immersion complète dans de l’eau déminéralisée non contaminée puis drainée entièrement, afin de s’assurer que toutes les colonnes soient dans le même état initial supposé d’hydratation avant le début de chacun des essais [4]. Des prélèvements d’eau sont effectués environ 1 min après observation des premières eaux en sortie de colonne et 2 min avant la fin de chaque événement pluvieux simulé pour analyse physico-chimiques (pH, éléments majeurs, métaux). À chaque prélèvement, certains paramètres sont directement mesurés dans les eaux collectées (pH, éléments majeurs tels que teneurs en nitrate, ammonium) à l’aide de la sonde Imacimus 10 (calibré quotidiennement) alors qu’une deuxième aliquote est préparée et conditionnée (acidification) avant envoi et analyse des métaux (par le laboratoire de chimie analytique du Cerema Hauts-de-France). Influence de la durée de stockage au sein de matériaux de structure réservoir sur la qualité de l’eau : essais statiques en fûts L’évolution de la qualité de l’eau stockée au sein des différents matériaux de structure réservoir a été suivie sur une période de deux semaines au regard de plusieurs paramètres physico-chimiques (pH, teneurs en éléments majeurs et métaux), à travers des essais statiques réalisés dans des fûts de 26 L en PEHD (polyethylène haute densité) de qualité alimentaire remplis respectivement d’alluvions, de calcaire, de béton concassé ou laissé sans matériau (modalité « contrôle » ou « témoin »). Pour chaque matériau, trois réplicats ont été réalisés afin d’être ne mesure d’évaluer la significativité statistique des effets potentiellement observés, conduisant à un total de 12 dispositifs expérimentaux (Figure 6). Chaque fût a été alimenté par 10 L d’eau déminéralisée artificiellement contaminée (Tableau 3), et les paramètres physico- chimiques ont fait l’objet d’un suivi régulier débutant au temps initial (t 0 - solution initiale d’eau contaminée), puis après 1h, 24h, 48h, 72h, 96h, 144h et 240h (soit 10 jours) de stockage en conditions statiques.

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