AméDEE Fondations Approche Méthodologique pour la Détermination de l'Empreinte Eau sur les chantiers de Fondations

A ME DEE – R APPORT F INAL 44 REF SB_ERD_IBR_rapport25.010 préciser les limites de l’approche proposée et d’envisager les perspectives d’amélioration et les évolutions futures de l’outil. 6.1 Difficultés de la méthode L’ évaluation précise d e l’empreinte eau d’un chantier se heurte à plusieurs obstacles, tant au niveau de la disponibilité que de la qualité des données. La spécificité et la précision des données de consommation sont difficiles d’accès. Sur un chantier, les relevés de consommation d’eau sont souvent globaux, couvrant l’ensemble des travaux sur toute leur durée. En pratique, cela se traduit par un relevé de compteur effectué au moment de l’installation sur le site, puis un autre lors de la phase de repli. Cette mesure agrégée ne permet pas de distinguer les usages par activité (bétonnage, nettoyage, etc.) ni par zone de travail. De plus, la facturation est généralement trimestrielle ou repose sur un abonnement forfaitaire, sans ventilation des volumes par poste ou atelier. Cela rend toute analyse détaillée difficile, voire impossible. La métrologie et l’ instrumentation sont souvent insuffisantes sur site. Les chantiers sont rarement équipés de compteurs secondaires permettant de suivre la consommation par usage ou par zone de travail. Seuls quelques compteurs sont installés à l’entrée principale d’eau, destinés principalement au suivi administratif et à la facturation. L’installation de métrologie supplémentaire requiert des démarches administratives (autorisation du maître d’ouvrage, validation du coordinateur de sécurité, etc.) et l’ac hat de matériel souvent coûteux et contraignant à installer. Toutefois, certains cas particuliers existent, notamment pour les chantiers isolés non raccordés au réseau public. Dans ces configurations, l’eau est acheminée par camions-citernes et stockée dans des cuves. La consommation est alors estimée à partir des volumes livrés, mais cela reste une approche globale et peu précise. La sensibilisation est limitée chez certains acteurs : l ’eau est encore perçue comme une ressource secondaire sur les chantiers par rapport à d’autres enjeux (sécurité, planning, budget). Cette perception freine l’investissement dans le suivi métrologique et la formation des équipes à une gestion durable de l’e au. Une meilleure sensibilisation serait nécessaire pour intégrer pleinement la dimension hydrique dans les pratiques de chantier. Nos conseils :  Après identification des postes de consommations d’eau sur site, multiplier les sources de mesure en mettant en place des capteurs manuels ou connectés pour faciliter le relevé.  Informer et sensibiliser les équipes opérationnelles à l’usage de l’eau et à la surveillance de la consommation pour ne pas perdre de la donnée.

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