AméDEE Fondations Approche Méthodologique pour la Détermination de l'Empreinte Eau sur les chantiers de Fondations

A ME DEE – R APPORT F INAL 17 REF SB_ERD_IBR_rapport25.010 Figure 3 : Évolution des indicateurs de rareté WTA → CTA → DTA → AWARE (WULCA) La méthode repose sur la quantification de « l’eau disponible restante » dans un bassin versant, appelée AMD (Availability Minus Demand). Cette quantité correspond à l’eau encore accessible après soustraction des demandes humaines (domestiques, agricoles et industrielles) ainsi que des besoins écologiques nécessaires au maintien des écosystèmes aquatiques. Cette valeur donne une image claire de la capacité du système hydrologique local à répondre à la demande sans générer de pression supplémentaire. L’AMD est calculée comme suit :  = − ( + ) Le facteur de caractérisation AWARE (CF) est ensuite obtenu en comparant l’AMD d’une région à l’AMD moyen mondial : , = Une valeur supérieure à 1 indique qu’une région dispose de moins d’eau que lamoyenne mondiale, tandis qu’une valeur inférieure à 1 reflète une situation relativement abondante. Comme la disponibilité et la demande varient fortement selon les régions, un même volume d’eau ne génère pas le même impact partout. Par exemple, un litre consommé à Paris en hiver a un impact beaucoup plus faible qu’un litre consommé à Tunis en été. La méthode AWARE a été sélectionnée à l’issue d’un processus de consensus international impliquant des experts en hydrologie, en écologie et en analyse du cycle de vie. Plusieurs modèles candidats ont été comparés, notamment différents indicateurs basés sur le rapport entre la demande et la disponibilité en eau. La formulation AWARE (1/AMD) a été choisie car elle offrait la meilleure capacité à distinguer de manière cohérente les bassins à faible et forte pression hydrique, présentait un comportement robuste dans les bassins fermés ou soumis à un stress hydrique élevé, et correspondait le mieux au jugement des experts sur les régions où la rareté de l’eau est réellement critique (Boulay et al., 2018). L’impact de rareté se calcule en multipliant la quantité d’eau consommée , c’est -à-dire l’eau qui ne retourne pas dans son bassin d’origine , par le facteur de caractérisation associé. Le résultat s’exprime en m³ équivalent-monde , ce qui permet de comparer les situations hydriques entre régions malgré les différences de climat, de saisonnalité ou de conditions hydrologiques.

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