AméDEE Fondations Approche Méthodologique pour la Détermination de l'Empreinte Eau sur les chantiers de Fondations
A ME DEE – R APPORT F INAL 16 REF SB_ERD_IBR_rapport25.010 Ces exemples mettent en exergue la nécessité d’établir un cadre et des limites du système clairs afin d’identifier les flux directs et indirects et de permettre la comparaison entre les empreintes eau. 3. Conception d’un outil de calcul de l’Empreinte Eau Ainsi, les recherches bibliographiques ont montré que la gestion de la ressource en eau devient un enjeu stratégique majeur face au réchauffement climatique et à la pression croissante sur les usages. L’État français, en réponse à ces défis, a lancé un pla n ambitieux reposant sur la sobriété et l’anticipation, avec notamment un objectif de réduction de 10 % des prélèvements d’eau d’ici 2030. Cette dynamique s’observe également dans les secteurs industriels qui cherchent à développer des outils de mesure com me l’empreinte eau. Normée par l’ISO 14046, l’empreinte eau permet de quantifier les impacts environnementaux liés à la consommation et à la pollution de l’eau, en prenant en compte la rareté locale via des indicateurs de stress hydrique. Cependant, cette méthodologie issue de l’ACV reste confrontée à des limites, notamment en ce qui concerne la fiabilité des bases de données, le manque d’harmonisation des approches méthodologiques, ou encore la difficulté à intégrer les flux d’eau indirects. Le cadre norma tif permet de définir des notions spécifiques au domaine et une méthode globale et théorique qui découle de l’ACV. Cependant, la norme n’est pas opérationnelle en l’état et nécessite une recherche, une adaptation pour les industriels afin de créer un outil qui réponde à leurs besoins relatifs à la ressource en eau. Malgré ces contraintes, l’empreinte eau constitue un outil pertinent pour améliorer la performance environnementale des projets, à condition de définir clairement le périmètre étudié et d’adopter une approche rigoureuse dans la collecte et l’interprétation des données. Le projet AméDEE intervient dans un contexte de fortes recherches scientifiques liées à la ressource en eau. L’objectif de ce projet est d’être pionnier dans la réflexion et la réalisation d’un outil permettant de mesurer l’empreinte eau des chantiers de fondations à l’image de l’empreinte carbone afin de quantifier et caractériser les usages de l’eau dans ces métiers. Cet outil a pour vocation d’être une aide à la décision et un support de discussion pour analyser et améliorer la gestion et la résilience d e l’eau sur les chantiers de fondation. Etant novateur, le projet n’a pas d’antécéd ent et il faut penser et imaginer l’outil de caractérisation et de qualification de la ressource en eau tout en s’inscrivant dans la norme existante de l’empreinte eau. 3.1 Empreinte eau issue de la méthode AWARE 3.1.1 Présentation de la méthode AWARE La méthode AWARE (Available WAter REmaining), recommandée par la norme ISO 14046 et développée par le groupe de travail WULCA, mesure l’impact potentiel de la consommation d’eau sur la rareté de la ressource dans une région donnée. Elle repose sur une ques tion simple : quelle quantité d’eau reste disponible pour les autres utilisateurs (humains ou écosystémiques) après satisfaction des besoins essentiels ? Cet indicateur est une approche de point intermédiaire (Midpoint) et remplace progressivement les anciens indicateurs de rareté tels que Withdrawal to availability (WTA), Consumption to availability (CTA) et Demand to availability (DTA) représentés en Figure 3 ( WULCA).
RkJQdWJsaXNoZXIy MTIzMTM=