AméDEE Fondations Approche Méthodologique pour la Détermination de l'Empreinte Eau sur les chantiers de Fondations
A ME DEE – R APPORT F INAL 14 REF SB_ERD_IBR_rapport25.010 dans le projet. Les zones de rejet de l’eau du système sont aussi importantes à identifier tels que le rejet aux égouts ou en terrain naturel. De plus, il faut identifier l’inventaire direct et indirect de l’eau en cohérence avec le système étudié. L’inventaire direct de l’empreinte eau correspond à l’inventaire de l’empreinte eau en prenant en compte les intrants et extrants résultant d’activités à l’intérieur des périmètres organisationnels établis et l’inventaire indirect de l’empreinte eau est l’inventaire de l’emprein te eau en prenant en compte les intrants et extrants qui sont des conséquences des activités d’une organisation mais qui résultent de processus détenus ou contrôlés par d’autres organisations ( ADEME, 2020). 2.3 Fiabilité des résultats et limites méthodologiques liées à l’empreinte eau L'analyse du cycle de vie a été utilisée pour évaluer les impacts liés à l'eau douce sur le site selon un nouveau cadre d'empreinte hydrique formalisé dans la norme ISO 14046. À ce jour, il n'existe pas d'approche consensuelle pour l'application de cette norme et les résultats ne sont pas toujours comparables lorsque différents indicateurs de pénurie ou de stress sont utilisés pour la caractérisation des impacts (Boulay, 2018). Il existe donc de multiples méthodes pour calculer l’empreinte eau et différentes approches possibles pour aborder l’étude d’un système. Aujourd’hui, plusieurs entreprises proposent des prestations de calcul d’empreinte eau comme le programme Water Impact Index (WIIX) de Véolia (Véolia ). La détermination de l’empreinte eau de ce programme passe par l’identification de l’eau prélevée et de l’eau consommée de différents postes de consommation à laquelle des facteurs de qualité d’eau et des coefficients de stress hydrique sont associés. De plus, le programme opère une différence entre l’e mpreinte eau direct ou indirect qui permet d’identifier si l’empreinte eau d’une activité est générée directement sur le site ou si elle se situe en amont ou en aval sur la chaîne de valeur. De la même façon, le groupe Suez a développé l’outil WaterLily ( Suez, 2020) pour réaliser des prestations d’empreinte eau à la demande des clients. Cependant, les résultats de l’empreinte eau dépendent du système étudié, des limites du système ainsi que de la méthode de calcul employée et ne sont pas forcément généralis ables à l’ensemble des métiers . D’où, la nécessité de développer un outil spécifique à notre branche de travaux qui pourra à terme faire l’objet d’une validatio n technique par un organisme officiel , ce qui est bien l’objectif à terme du projet AméDEE en partenariat avec l’ENPC . En plus de la méthode employée, l’empreinte eau dépend du facteur de stress hydrique qui permet de pondérer le bilan hydrique et le transformer en impact environnemental. Cependant, cette approche repose sur plusieurs hypothèses qui définissent les limites d’une telle pondération. Par exemple, les approches basées sur le stress hydrique reposent sur l’hypothèse que l’eau consommée au sein d’un sous bassin versant par évapotranspiration entraine une privation d’eau locale pour l’année ( ADEME, 2020 ). D’autre part, les coefficients de stress hydrique proviennent de bases de données. Cependant, il existe des problèmes d’accès à la donnée, de transparence de la détermination du coefficient et les sources des informations utilisées pour aboutir à ce coefficient (R. Crawford et al., 2018). Une des conséquences directes est la limitation de la fiabilité et la validité de telle base de données. En méthode d’ACV, il existe deux grands principes d’analyse pour la détermination des facteurs de pondération. La première es t l’analyse des procédés qui permet d’isoler tous les procédés liés au cycle de vie d’un matériau et d’analyser tous les flux. C’est une méthode qui demande beaucoup de temps, d’argent et elle limite fortement le système mais elle permet de déterminer des coefficients de flux environnemental de matière qui peuvent être réemployés dans d’autre projet si les mêmes matériaux sont utilisés. La seconde méthode est l’analyse des entrées - sorties d’un système qui
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