VALOSOL - Construction de sols fertiles fonctionnels

3 Les Technosols construits peuvent aussi être des substrats fertiles pour la plantation d’arbres (Pruvost et al., 2020), l’horticulture (Abbruzzini et al., 2022 ; Araujo et al., 2024) ou pour l’agriculture urbaine (Araujo et al., 2022 ; Barbillon et al., 2024 ; Lerch et al 2024). La variabilité des matériaux recyclés (terres, cailloux, gravillons, sables issus du recyclage des déconstructions, gravillon recyclé, composts, déchets verts…) permet d’adapter leurs propriétés physiques, chimiques et biologiques aux objectifs visés, tout en intégrant les contraintes de tassement, de perméabilité, de fertilité agronomique ou d’atténuation des polluants. 4. Contexte institutionnel et genèse du projet Les collaborations entre le laboratoire IEES- Paris (Institut d’Ecologie et de Sciences de l’Environnement de Paris) et les entreprises Tersen et Colas ont débuté en 2020 avec le projet Restaur’Sols, soutenu par le Département de la Seine -Saint-Denis et mis en œuvre sur l’Île -Saint-Denis dans le cadre du projet d’intérêt public LiL’O. Cette expérimentation a démontré le potentiel des matériaux de terrassement pour créer des Technosols constructibles et fertiles. Tersen, gère plusieurs carrières et plateformes de transit de terres excavées mais est également une entreprise réalisant des travaux de terrassement. Face à des objectifs de performance environnementale et économique, l’entreprise souhaite développer des solutions techniques permettant leur réemploi direct sur des chantiers d’aménagement urbain, en réponse à la demande croissante des collectivités de limiter les flux de déblais, et de réduire les impacts des chantiers (valorisation, recyclage). Dans cette continuité, le projet VALOSOL (ANR – Plan de Relance, 2022 – 2024), prolongé en 2024 –2025, a approfondi l’étude des propriétés physico -chimiques, hydriques et biologiques des sols construits en laboratoire et a abouti à la construction d’une expérimentation à grande échelle mettant en œuvre diverses formulations de sols construits fertiles. Le financement FEREC (thème « Infrastructures et gestion de l’eau ») a ensuite permis d’évaluer la performance de différentes formulations de Technosols in situ . Du côté du laboratoire IEES-Paris, l’équipe de recherche était constituée : • Irina Mikajlo (post-doc IRD/Sorbonne Université recrutée sur ce projet), • Thomas Lerch (enseignant-chercheur en écologie des sols à l’UPEC) • Henri Robain (chercheur en pédologie à l’IRD). L’équipe a également bénéficié du soutien de stagiaires en Master à l’UPEC (Trina Thézenas) et à AgroParisTech (Alexis Offray), dont la contribution a été déterminante pour la réalisation rigoureuse des travaux expérimentaux, tant sur le terrain qu’au laboratoire.

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