Road&Eau - Stratégies de désimperméabilisation des surfaces revêtues | FEREC 2019

Document provisoire non diffusable – Version octobre 2020 – Cerema 4 Avec le développement des zones urbanisées, les surfaces imperméabilisées ont augmenté. L’imperméabilisation des sols modifie les possibilités d’infiltration des eaux pluviales dans les sols et ainsi, le cycle naturel de l’eau (chapitre 1). Ces effets impactent en retour les zones urbanisées de différentes façons : augmentation du risque de ruissellement, dégradation de la biodiversité et des service écosystémiques rendus par les sols, augmentation du phénomène d’îlot de chaleur urbain, etc. Ces impacts seront très probablement aggravés par les effets du changement climatique. De nombreux acteurs de l’aménagement des villes se sont penchés sur la question de l’amélioration de la résilience des villes face aux impacts liés aux eaux pluviales et ont développé récemment un concept original : celui des « villes éponge » (chapitre 2). Avec la naissance de ce concept, la désimperméabilisation est devenue un enjeu majeur pour les acteurs de l’aménagement des villes. Celle-ci peut en particulier cibler les surfaces revêtues : voiries, trottoirs, places publiques, etc., qui représente une surface importante des villes (chapitre 3). Les bénéfices de la désimperméabilisation de ces surfaces peuvent être multiples : améliorer la gestion de l’eau à la source et favoriser l’infiltration des eaux pluviales ; renforcer la résilience des voiries et réseaux d’eau aux inondations dans un contexte de changement climatique, diminuer leurs vulnérabilités et donc, les dépenses de travaux ; construire en limitant l’imperméabilisation des sols pour préserver la nature et les services écosystémiques ; exploiter les surfaces de type voiries en réduisant la pollution par ruissellement pour garantir une bonne qualité des eaux, etc. De nombreuses solutions techniques de désimperméabilisation existent : revêtements poreux, noues, chaussées à structure réservoir, etc. Ces matériaux et techniques comportent différents avantages et inconvénients qu’il est utile de connaître pour mener à bien un projet de désimperméabilisation (chapitre 4). Malgré cette diversité de solutions, il peut être délicat pour les gestionnaires de surfaces revêtues de choisir celles les plus adaptées aux problématiques rencontrées. Il existe en effet peu d’outils d’aide à la décision pour définir des stratégies optimisées. Ce rapport vise à aider les gestionnaires à construire des stratégies appropriées (chapitre 5). 1. Du cycle de l’eau naturel aux problématiques de gestion des eaux pluviales urbaines L’eau est apparue sur Terre il y a 3 à 4 milliards d’année. Elle y est en circulation permanente, où elle évolue à volume constant sous différentes phases au niveau de l’atmosphère, de la surface de la Terre et dans son sous-sol. Cette circulation permanente avec changement de phases est appelée « grand cycle de l’eau ». Elle constitue une ressource indispensable pour les activités humaines mais représente aussi une source de risque, c’est pourquoi de nombreux aménagements de gestion des eaux pluviales ont été réalisés depuis plusieurs siècles. Ces aménagements, en particulier dans les zones urbaines, modifient le cycle naturel de l’eau et génèrent de nouvelles problématiques.

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