MARI-CC - Méthodologie d’analyse de la résilience des infrastructures au changement climatique | FEREC 2019
3/2 3. OBSERVATION SUR LE RESEAU EXPLOITE Constats sur l’infrastructure : Le district est peu sujet aux phénomènes de glissements de talus ou d’érosion. Sur A40, RGr a cite un mouvement de talus dans une zone argileuse qui a été traité avec succès par la mise en œ uvre d’un masque drainant. Sur A404, RGr cite quelques désordres sur des talus également repris par la mise en place de masques drainants ou de poutres ancrées mais ne peut affirmer que ces désordres pourraient être liés au changement climatique. RGr ne constate pas d’évolution notable sur les talus de déblais rocheux. Les filets de protection ne se remplissent pas plus vite qu’à l’habitude. RGr ne constate pas de soucis particuliers sur les joints des viaducs, ces joints sont à son sens surdimensionnés et RGr n’a jamais constaté que l’un d’eux pouvait se trouver en situation de dilatation bloquée. Dans la traversée de la plaine du Brion un ouvrage cadre a déjà provoqué des fissures sur les GBA (ouvrage de décharge en amont du viaduc). Cependant cet ouvrage est surveillé (B. Charles) depuis 1997 pour des problèmes de tassement. Ceux-ci ne peuvent donc être mis en relation avec les effets du changement climatique. Aucun constat sur une dégradation avancée du béton des ouvrages n’est fait. RGr signale que certains revêtements peuvent avoir une résistance faible aux UV et sels de déverglaçage, mais ceux-ci sont connus. Sur les remblais renforcés, aucun constat de corrosion avancée ou précoce des armatures n’a été fait lors des premières opérations de contrôle des armatures témoin. Lors des derniers IPOA sur des viaducs sur appuis néoprène ou sur appuis glissants, aucun constat de modification du principe de fonctionnement des ouvrages n’a été fait. Fonctionnement des PIOH, RGr cite l’un des ouvrages qui nécessite un curage régulier de l’alluvionnement (galets) afin de conserver sa section hydraulique. Cependant ce besoin de curage et l’alluvionnement constaté sur cet ouvrage existe depuis toujours. Aucun ouvrage (PIOH) n’est sujet à un éventuel affouillement de ses berges. Constat sur la végétation : RGr cite les conséquences du passage de la pyrale du buis. Les buis sont en effet présents sur les falaises surplombant le viaduc de Nantua (seule espèce présente sur les falaises). RGr crains que la disparition des buis induise une augmentation du risque de chute de blocs sur le viaduc. RGr cite également un autre parasite, le Bostryche de Scolite. Ce parasite apparu dans les forêts d’épicéa conduit à ce que des bouquets entiers d’épicéa rougissent puis meurent. Cela a pour conséquence de faire disparaître les écrans de protection forestiers. RGr cite un troisième parasite, qui attaque les frênes et font mourir et chuter les têtes de frênes, induisant un risque pour les usagers et une détérioration des clôtures.
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