LIANE-CR - Analyse croisée des méthodes et des résultats des projets CAAIRN et RESALLIENCE | FEREC 2019

8 CAAIRN RESALLIENCE Infrastructures étudiées Infrastructures de gestion des inondations et des eaux pluviales urbaines (nota : pour les revues de littérature grise et scientifique, d’autres types d’infrastructures ont été considérés – écopont pas étudié) Infrastructure de mobilité : écopont Temporalités de l’analyse des cas d’étude Infrastructures déjà en service (T2, T3) Toutes les phases de vie de l’infrastructure (T1, T4) Phase de conception Objets d’analyse Compréhension des facteurs d’acceptabilité et méthodes de communication sur 3 Métropoles compétence GEPU et GEMAPI par Interviews Analyse fine d’une méthode de communication (concertation) Tableau 2. Différences entre les deux projets Le projet RESALLIENCE a travaillé sur une technique particulière de communication : la concertation. Cette technique apparaît dans la liste des actions de communication identifiées dans le projet CAAIRN. Les interviews des gestionnaires ont révélé l’existence de communication interne, de communication avec les aménageurs mais peu avec les riverains, sauf réunions institutionnelles. Elle n’a pas été abordée de manière détaillée via une mise en concertation des acteurs au sein d’une même collectivité contrairement au projet RESALLIENCE. Ainsi, il paraîtrait pertinent pour l’équipe du projet CAAIRN d’inclure, dans son analyse, les bonnes pratiques de concertation telles que définies dans le projet RESALLIENCE, pour de futurs travaux sur l’acceptabilité des infrastructures vis-à-vis de différentes parties prenantes. De plus, le projet RESALLIENCE s’est intéressé à une infrastructure en cours de conception (ici multi- acteurs) pour en retirer des bonnes pratiques de concertation, ce qui n’a pas été le cas de CAAIRN, qui s’est (pour la tâche 2 notamment) intéressé aux modes d’appropriation des habitants d’infrastructures déjà en place depuis plus ou moins longtemps, donc de populations qui en définitive sont souvent peu sollicitées lors de la conception des projets d’infrastructures et d’aménagements, et encore moins lorsqu’ils ne sont pas organisés dans des collectifs (associations, syndicats, etc.). L’impossibilité d’observer les processus de conception des projets du fait qu’ils étaient révolus a conduit l’équipe de CAAIRN à questionner de façon rétrospective les gestionnaires impliqués dans ces processus. L’analyse des argumentations abstraites prenant pour corpus les articles de la presse locale concernant le projet de la rénovation de l’avenue de Marseille a également permis de mettre en lumière une évolution des préoccupations relatives au projet tout au long de sa réalisation (de la publicisation par l’équipe municipale à la fin des travaux), telles qu’elles ont été relayées par les journalistes. Ainsi les deux projets CAAIRN et RESALLIENCE apportent-ils des éclairages complémentaires, à des moments différents de la réalisation d’infrastructures et auprès de populations plus ou moins impliquées ou exclues des processus de décision. 4. Conclusion Actuellement aucune thématique pour un projet commun n’émerge de manière évidente. Toutefois, l’analyse croisée menée dans LIANE-CR a permis d’identifier des pistes d’échange en termes méthodologiques et applicatifs, identifiées dans le Tableau 3 . Celles-ci permettent une plus-value par rapport aux résultats obtenus de manière individuelle dans les 2 projets.

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