Dust Ioniser - Rapport final et annexes
ESTACALAB – Rapport QUAD 2024/006 Juillet 2026 8 Les mesures réalisées lors de la remise en suspension de poussières de ballast montrent une concentration totale moyenne de 93,5 µg/m³, ce qui reflète un niveau de pollution de fond déjà significatif. Au cours des manipulations, un pic maximal de 2910 µg/m³ a été enregistré, traduisant un épisode de forte émission lié au soulèvement brutal des particules (Figure 7) . L’analyse granulométrique suggère que les particules fines (<1 µm) sont les plus abondantes en nombre (Figure 8) , ce qui illustre leur forte capacité de dispersion dans l’air. Cependant, en termes de masse, ce sont les particules de taille supérieure à 2 µm qui dominent, en raison de leur inertie plus élevée (Figure 9) . Ce contraste entre abondance numérique et contribution massique met en évidence la double problématique de la remise en suspension : d’une part, la persistance des particules fines en suspension, et d’autre part, la charge massique importante apportée par les particules plus grossières. L’analyse de ces données permet d’évaluer l’ampleur des expositions potentielles auxquelles pourraient être soumis les opérateurs en conditions réelles sans dispositifs de protection. Les résultats sont présentés sous forme de séries temporelles et de distributions granulométriques, permettant d’identifier les pics de concentration, la durée de persistance des particules dans l’air ainsi que les différences entre les deux types d’opér ations. Ces mesures constituent une base de comparaison avec les essais réalisés en environnement contrôlé dans la bulle qualité de l’air, et permettent de discuter la pertinence et les limites des solutions d’abattement (ionisation, aspersion) en conditions réell es de chantier. Figure 8 Distribution granulométrique en nombre lors des travaux de manipulation du ballast en air extérieur
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