Projet CAAIRN | FEREC 2019
1 Résumé Le projet CAAIRN a permis de développer des démarches de caractérisation et d’amélioration de l’acceptabilité des infrastructures par les riverains. Au cours de ce projet nous nous sommes plus particulièrement penchés sur les infrastructures de gestion des inondations et des eaux pluviales urbaines. Les travaux ont permis plusieurs avancées et proposent des éclairages nouveaux sur la question de l’acceptabilité des infrastructures. Les résultats sont le fruit d’un travail interdisciplinaire mobilisant de concert : l’aide à la décision, la géographie, la psychologie, les sciences de gestion et la sociologie. Certaines des productions n’ont été possibles que grâce à l’accueil et la forte mobilisation de plusieurs collectivités et d’habitants volontaires, insérant ainsi le projet CAAIRN dans une démarche collaborative. Plus spécifiquement, dans l’Action 1, des freins et des leviers jouant dans l’acceptabilité d’infrastructures ont été identifiés, au travers de la littérature grise et de la littérature scientifique, à tous les stades de la vie de ces ouvrages. Ces facteurs ont été ordonnés selon différents axes. Les travaux menés pour l’Action 2, centrés sur le cas de deux infrastructures situées dans la ville de Vitrolles, ont montré que les modes d’appropriation que les habitants et usagers enquêtés ont de ces deux ouvrages s’accordent de façon cohérente avec la façon dont ils vivent et habitent leur ville. Les deux lieux qui ont, a priori, la même multifonctionnalité (régulation des eaux et espaces verts) sont vécus de manière assez différente par les habitants, peut-être en lien avec une compréhension distincte de « la nature en ville » qui pourrait relever soit de la « Nature-Parc » ou de la Nature « diffuse » en ville. Un constat a été fait : le risque d’inondation ne semble pour l’instant pas être perçu de manière importante par les habitants. L’Action 3 a proposé une approche originale, basée sur l’approche d’argumentation abstraite, pour formaliser et analyser les controverses autour de projets d’infrastructure. En se basant sur le cas de la requalification de l’avenue de Marseille située à Vitrolles, l’application de cette approche a permis d’acquérir des connaissances supplémentaires sur les débats liés à un projet d’infrastructure et ainsi de mieux comprendre les enjeux de l’acceptabilité des infrastructures. L’Action 4 a permis d’identifier les caractéristiques pertinentes de trois territoires pour notre projet. Nous avons aussi mis en évidence que chaque métropole a son identité propre et a mis en œuvre des actions phares. La communication est abordée selon quatre strates : une communication interne très forte avec la volonté de changer d’abord en interne (éviter le fonctionnement en silos) ; une forte communication des collectivités avec les aménageurs et entre collectivités avec une visée d’abord technique mais également de sensibilisation et d’éducation ; une communication vers le grand public dans des réunions institutionnelles souvent dans un souci de pédagogie, d’incitation et de participation, un rôle plus indirect de la recherche qui selon les disciplines va interroger et ainsi informer les usagers mais diffusera dans un cercle réduit. Les trois collectivités ont affiché une ambition de développer encore la communication autour de ces infrastructures innovantes et leurs enjeux auprès des habitants.
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