BioBIM - Biodiversité, BIM et infrastructures | FEREC 2018

BioBIM – Biodiversité, BIM et Infrastructures Lauréat de l’appel à projets 2018 Fondation FEREC « Des innovations numériques pour la conception, la construction, l’évaluation et la maintenance des infrastructures » 8 / 52 de la seule gestion des données générées par les mesures environnementales, leur conception et leur suivi, il semble ainsi désormais particulièrement utile de pouvoir à tout moment de la vie de l’infrastructure être en mesure de retracer les choix qui ont mené à leur mise en place. Autrement dit, l’historisation des études sur les différentes variantes de projets est une procédure qui devrait se généraliser afin par exemple de justifier la bonne mise en œuvre de l’Evitement aujourd’hui peu argumenté et difficilement démontrable dans les dossiers réglementaires 15,16 . Cette historisation des processus décisionnels peut aussi s’avérer être un outil pratique lorsque des suivis de mesures environnementales attestent de leur inefficacité, par exemple en permettant un retour vers une solution initialement délaissée. Le développement du Building Information Model (BIM, voir Box 2) constitue d’ores et déjà un support de travail important pour la vie des infrastructures, les maîtres d’ouvrage imposant de plus en plus fréquemment son utilisation pour la conception des projets. Cependant, son utilisation n’est à ce jour pas développée pour traiter l’ intégration d’objets dédiées à la gestion environnementale 17 . Il se trouve donc un nouveau champ d’action s dans la réalisation d’un projet d’infrastructure, ne se concentrant pas sur l’infrastructure en elle - même, mais autour d’elle, dans l’environnement l’entourant, ainsi que ses échanges avec celui-ci 18 . Dans le contexte de la mise en œuvre de la séquence ERC, l’utilisation du BIM semble particulièrement pertinente dans la mesure où le BIM peut intégrer : l’historisation des variantes de projets (infrastructure et mesures environnementa les associées), les bases de données spatialisées nécessaires au suivi des mesures environnementales, l’historisation des interventions réalisées au niveau des mesures environnementales, une représentation, 2D, 3D, 4D du projet et de ses mesures environnementales, répondant aujourd’hui au renforcement de la consultation publique dans la mise en œuvre des projets, la diversité des acteurs intervenant tout au long de la vie d’une infrastructure, Box 1 : La séquence Éviter Réduire Compenser La séquence ERC doit respecter les principes hiérarchiques suivants : Éviter si possible les impacts sur la biodiversité. Cette étape passe notamment par l’études de variantes de projet (variantes spatiales et temporelles principalement). Si l’évitement des impacts n’est pas possibl e, il convient dès lors de le Réduire. La phase de réduction consiste généralement à adapter les méthodes, matériaux, etc nécessaires à la mise en œuvre des projets. Enfin, si suite à la mise en œuvre de ces deux premières étapes, il reste des impacts dit résiduels sur la biodiversité, ceux-ci doivent être évaluer et Compenser afin d’assurer la non perte nette de biodiversité. Cette étape consiste généralement à restaurer des milieux dégradés au regard de la biodiversité par différents moyens, méthodes et outils et ce « tant que dure l’impact » 1 (toute la durée de vie de l’infrastructure).

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