BioBIM - Biodiversité, BIM et infrastructures | FEREC 2018

BioBIM – Biodiversité, BIM et Infrastructures Lauréat de l’appel à projets 2018 Fondation FEREC « Des innovations numériques pour la conception, la construction, l’évaluation et la maintenance des infrastructures » 7 / 52 2 Biodiversité, BIM et infrastructure, un triptyque à explorer 2.1 Urgence environnementale, évolutions réglementaires et avancées technologiques La fragmentation et la destruction des habitats naturels, ainsi que la pollution de l’environnement sous toutes ses formes, font partie des causes principales de la perte de biodiversité en France, et plus généralement dans le monde 2 . La réalis ation d’un projet d’infrastructure induisant presque inévitablement ces deux conséquences, l’ensemble des projets de conception d’infrastructures a été contraint de donner aux études de protection de l’environnement une place de plus en plus conséquente ; notamment à travers le renforcement de la séquence Éviter Réduire Compenser (voir Box 1) inscrit dans la Loi de Reconquête de la Biodiversité, de la Nature et des Paysages de 2016 1 . Cette phase grandissante de la réalisation d’un projet est accompagnée par des attentes techniques de la part des services instructeurs de plus en plus exigeantes dans la mesure où la Loi de 2016. En effet, elle renforce la pression réglementaire en exigeant des aménageurs une obligation de résultats sur l’objectif de non perte nette de biodiversité associé au développement des projets. Aujourd’hui, la séquence ERC doit être mise en œuvre pour tous les projets et plans soumis à évaluation environnementale et concerne donc directement les infrastructures. Cette séquence doit être mise en œuvre à chaque étape du cycle de vie des projets 3 . Cette application renforcée de la séquence ERC se traduit par différents besoins émergents de la part des maîtres d’ouvrages et gestionnaires d’infrastructures afin de répondre aux attentes des services de l’État notamment. La mise en œuvre de la séquence ERC et l’obligation de résultats associée nécessite la mise en place de suivis des mesures environnementales * afin d’en contrôler l’efficacité. La quantité et la diversité des données produites par ces suivis sont donc de plus en plus importantes, et il est nécessaire de pouvoir retracer les opérateurs, protocoles mis en œuvre, etc afin d’assurer la comparabilité interannuelle de ces suivis. En lien avec cette augmentation de volume des données existantes, des méthodes émergentes telles que la simulation numérique 4,5 la biologie moléculaire (génétique du paysage 5-13 , ADN environnemental 14 , etc) commencent à être appliquées régulièrement et sont génératrices de grands volumes de données qu’il est nécessaire de conserver tout au long des suivis. Au-delà * On entend dans ce document par « mesures environnementales », toutes les actions mises en œuvre par l’aménageur et/ou le gestionnaire d’infrastructure permettant d’assurer la non perte nette voir le gain de biodiversité associée à la construction, l’exploitation et le démembrement de l’infrastructure considérée.

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