AméDEE Fondations Approche Méthodologique pour la Détermination de l'Empreinte Eau sur les chantiers de Fondations
A ME DEE – R APPORT F INAL 33 REF SB_ERD_IBR_rapport25.010 1. Définition des incertitudes Chaque paramètre d’entrée est associé à une distribution triangulaire de ±10 % autour de sa valeur nominale. Le résultat de l’ACV devient alors une variable aléatoire. 2. Simulation Monte Carlo de référence Toutes les entrées varient simultanément. La variance du résultat obtenue, notée σ ²_original , représente l’incertitude globale. 3. Fixation d’un paramètre Un paramètre est fixé à sa valeur nominale, les autres restent incertains. Une nouvelle simulation est réalisée, donnant une variance σ ²_fixed, j. 4. Calcul de l’indice CTV La contribution du paramètre j est calculée par : = 1 − , 2 2 Cet indice représente la fraction de l’incertitude totale du résultat qui disparaît lorsque l’incertitude du paramètre est supprimée. • Une valeur de CTV proche de 1 indique que le paramètre est un contributeur majeur à l’incertitude. • Une valeur proche de 0 indique que son influence sur l’incertitude du résultat est limitée. • Une valeur proche de 1 indique un paramètre très influent, tandis qu’une valeur proche de 0 signifie une influence limitée sur l’incertitude du résultat. Les résultats de cette analyse sont présentés en sectio n 5.2.3 - Analyse de sensibilité globale. À retenir : • L’analyse de sensibilité globale permet d’identifier les paramètres qui contribuent le plus à l’incertitude du résultat d’ACV. • La méthode CTV mesure l’importance d’un paramètre en évaluant la réduction de la variance du résultat lorsque son incertitude est supprimée. • Cette approche aide à renforcer la robustesse des conclusions et à cibler les données prioritaires à améliorer. 4.3 Indicateur de déplacement d'eau Après avoir présenté l’indicateur d’utilisation nette d’eau douce et l’indicateur AWARE pour la rareté de l’eau, un troisième aspect pourrait être pris en compte : le déplacement de l’eau. Cette situation correspond au cas où l’on prélève de l’eau dans une source, par exemple une rivière ou une eau de surface, pour la rejeter ensuite dans un autre compartiment, comme la nappe phréatique, au sein d’un même bassin versant. Contrairement à une consommation, cette opération ne retire pas nécessairement l’eau du bassin, mais en modifie la répartition, ce qui peut influencer le fonctionnement hydrologique local. À ce jour, les méthodes d’impacts ou les normes internationales ne proposent pas d’indicateur permettant de quantifier l’impact du déplacement de l’eau sur la rareté hydrique.
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