AméDEE Fondations Approche Méthodologique pour la Détermination de l'Empreinte Eau sur les chantiers de Fondations
A ME DEE – R APPORT F INAL 25 REF SB_ERD_IBR_rapport25.010 matériaux. Pour les matériaux formulés, la composition est à indiquer par type d’unité ainsi que la quantité totale de matériaux mis en œuvre. L’utilisation nette d’eau douce est associée à chaque matière première de la formulation et une multiplication est nécessaire pour obtenir la quantité d’eau pour toutes les unités. L’incertitude, la source des données et les commentaires peuvent aussi être renseignés. Dans l’ensemble de l’Excel, les quantités d’eau sont différenciés en deux catégories : bilan hydrique direct et bilan hydrique indirect. La coloration des cellules respectivement en vert et en rouge est faite à partir de la répartition visible e n Figure 6. En interne, il est possible de transformer ce fichier Excel en formulaire en ligne à transférer directement aux équipes opérationnelles sur site afin de fiabiliser la donnée et avoir des mises à jour et un accès en direct à la donnée. À retenir : • Mettre en place une méthode de collecte de la donnée sur le système défini pour le calcul du bilan hydrique • Mettre au point un outil de calcul inspiré de la catégorisation du système pour organiser et rapporter la collecte de données sur site • Le bilan hydrique mesure les volumes d’eau réellement prélevés sur un chantier mais il ne renseigne pas sur la pression exercée sur la ressource 4.1.3 Calcul du bilan hydrique : création d’une base de données Une fois le système défini et les données de consommation répertoriées dans l’outil dédié, il devient possible de procéder au calcul du bilan hydrique. Cette étape nécessite la conversion des quantités d’énergie et de matériaux consommés en équivalents d’utilisation nette d’eau douce, à l’aide de coefficients spécifiques. Ces coefficients, propres à chaque produit, traduisent la quantité d’eau mobilisée tout au long de son cycle de vie, depuis la production jusqu’à la mise en œuvre. À ce stade, la fiabilité des données d’entrée revêt une importance particulière, notamment pour les valeurs d’utilisation nette d’eau douce associées aux matériaux. Ces facteurs de caractérisation sont généralement disponibles dans les Fiches de Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDES), publiées par les fabricants et accessibles via des bases de données telles qu’INIES. Toutefois, les coefficients issus de ces fiches présentent certaines limites et ne peuvent être exploités directement sans précaution. En effet, les FDES indiquent une valeur d’utilisation nette d’eau douce rapportée à une unité fonctionnelle du matériau, ventilée selon les différentes étapes de son cycle de vie, comme l’illustre l a Figure 7. La méthode de calcul employée pour déterminer ces valeurs d’impacts , ainsi que les bases de données utilisées, ne sont généralement pas précisées, ce qui nuit à la fiabilité des données. De plus, toutes les FDES ne sont pas accessibles : certains matériaux fréquemment utilisés sur les chantiers ne disposent d’aucune fiche publiée. Par exemple, la FDES de la bentonite, pourtant couramment employée dans les fondations, n’est pas disponible. Nous retrouvons des problèmes similaires pour l’évaluation de l’utilisation nette d’eau douce liée aux énergies .
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