AméDEE Fondations Approche Méthodologique pour la Détermination de l'Empreinte Eau sur les chantiers de Fondations
A ME DEE – R APPORT F INAL 22 REF SB_ERD_IBR_rapport25.010 où toutes les entreprises partagent la même base vie. D’un point de vue théorique, les consommations de la base vie ne permettent pas de faire la différence entre deux techniques différentes pour un même chantier. Dans cette étude, les repas consommés, les moyens de transport employés pour venir sur site et les bouteilles d’eau consommées su r place ne sont pas pris en compte par souci de clarté de l’outil. La bibliographie a montré que l’agriculture a une part conséquente voire majoritaire dans l’empreinte eau des systèmes et le bilan hydrique ne mettrait plus en avant les consommations liées aux techniques chantier. Les limites du système permettent de mieux identifier les données à recueillir sur site et déterminer un objet d’étude du bilan hydrique. Afin de proposer une consommation d’eau la plus exhaustive possible, le bilan hydrique total du chantier en m 3 d’eau est construit autour de la somme du bilan hydrique direct en m 3 et du bilan hydrique indirect en m 3 sur chantier. En effet, les recherches bibliographiques ont mis en avant l’importance du bilan hydrique indirect qui est souvent supérieur à l’utilisation d’eau directe dans un système. Le bilan hydrique direct résulte de l’eau prélevée et consommée sur site. Sur un chantier, l’eau peut être utilisée pour diverses activités, comme les techniques de forage au sol, où elle sert de fluide de forage, ou encore pour la formulation de matériaux, tels que la production de coulis. Pour l’eau prélevée sur site, il est important d’identifier son mode de captage, qu’il s’agisse d’eau du réseau, d’eau de pluie ou d’eau pompée dans la nappe phréatique. De même, il convient de caractériser le mode de rejet, par exemple vers le tout-à- l’égout, par infiltration dans le sol naturel ou par rejet en rivière. L’eau utilisée sur le chantier peut être mesurée à l’aide de compteurs, du nombre de citernes livrées ou encore des volumes estimés. Le bilan hydrique indirect provient de la consommation d’énergies et de matériaux convertie en utilisation nette d’eau douce par leur facteur de caractérisation . C’est la quantité d’eau nécessaire à la production de l’énergie et des matériaux en amont du chantier. Le bilan hydrique indirect est calculé à partir des quantités consommées sur chantier liées aux matériaux et à l’énergie transformée en utilisation nette d’eau douce par les facteurs de caractérisation propre aux matériaux et énergie. Tous les fa cteurs utilisés dans l’étude du bilan hydrique proviennent de la base de données créée en partenariat avec l’ENPC . La base de données utilisée dans ce projet comporte les coefficients des matériaux et des énergies ont fait l’objet d’une validation. Elle est disponible sur la plateforme Zenodo, à ce lien . Sur chantier, le bilan hydrique indirect provient donc des machines et des matériaux. En ce qui concerne les machines, l’énergie qu’elles consomment et leur fabrication induisent une consommation d’eau indirecte . De manière empirique, en faisant des tests avec des données chantiers que nous avons recueillies, nous avons montré que la consommation d’eau indirecte liée à l’énergie consommée est significative, tandis que celle associée à la structure en acier est négligeable, car elle est amortie par la réutilisation du matériel sur différents chantiers. En ce qui concerne les matériaux, nous distinguons les matériaux formulés et les matériaux livrés sur site. Les matériaux formulés participent d’une part au bilan hydrique direct du fait de l’eau employée pour le mélange et d’autre part au bilan hydrique i ndirect du fait de l’utilisation des matières premières. Les quantités utilisées sur site sont souvent importantes ce qui implique que les consommations d’eau liées à ces matériaux ne sont pas négligeables bien que les facteurs de caractérisation de l’utilisation nette d’eau douce par unité fonctionnelle soient très faibles. Les matériaux livrés participent uniquement au bilan hydrique indirect du
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