AméDEE Fondations Approche Méthodologique pour la Détermination de l'Empreinte Eau sur les chantiers de Fondations
A ME DEE – R APPORT F INAL 21 REF SB_ERD_IBR_rapport25.010 4. Construction et évaluation des trois indicateurs Au regard de l’analyse des travaux existants sur l’empreinte eau et les usages de la ressource sur les chantiers de fondations, il apparaît qu’une approche monocritère et strictement volumétrique, telle que celle proposée par la méthode AWARE, ne permet pa s de rendre compte de l’ensemble des enjeux liés à l’évaluation de l’empreinte. Ces limites soulignent la nécessité d’enrichir l’approche initiale par une méthode plus globale, intégrant plusieurs indicateurs complémentaires afin de mieux caractériser la c onsommation et les impacts associés à l’eau dans le contexte des chantiers de fondations. La section suivante détaille ainsi la construction et le calcul des trois indicateurs développés dans le cadre du projet AméDEE. 4.1 Bilan hydrique Le premier indicateur est le bilan hydrique volumétrique, dont l’objectif est de déterminer la quantité nette d’eau douce utilisée par un système au cours de la période étudiée. Il s’agit de l’inventaire des consommations d’eau associées à ce système. Le calcul et l’élaboration de cet indicateur reposent sur plusieurs étapes : la définition des limites du système, l’identification des points de consommation, la mise en place de la méthode de collecte des données sur le terrain, le calcul des volumes consommés, ainsi que la représentation des résultats. Ce processus de définition du bilan hydrique est fondamental, car il conditionne la qualité et la pertinence des analyses associées à l’indicateur. 4.1.1 Définition du système et identification des points de consommation L’étude bibliographique a montré que pour calculer le bilan hydrique d’un chantier de fondation, il faut définir rigoureusement le système et recueillir les données nécessaires au calcul du bilan. Un chantier est un système complexe qui regroupe de nombreux acteurs et de nombreux ateliers au même endroit. C’est une activité qui transforme entièrement une zone géographique et qui s’organise autour d’une hiérarchie prédéfinie et complexe. Dans notre étude du bilan hydrique, le chantier est défini comme la zone géographique qui comprend la z one de fouille et de travaux, la base vie et l’espace de stockage et de formulation des matériaux. Un chantier est divisé en plusieurs phases : - La phase de préparation est la période lors de laquelle les études préalables sont réalisées, les permis et autorisations du chantier sont accordés, les travaux sont planifiés et le matériel est installé. - La phase de test en début de chantier est la phase où des essais sont réalisés sur site pour confirmer les choix de la phase de préparation. - La phase de production, la phase de travaux effective vient ensuite où les différents ateliers tournent sur le chantier. - A la fin du chantier, les installations et matériels sont nettoyés et rangés, c’est la phase de repli. Pour la réalisation du bilan hydrique, nous avons décidé dans un premier temps de ne considérer que la phase de production car, par retour d’expérience, c’est la phase la plus consommatrice en eau. De la même façon, les consommations d’eau liées à la base vie du chantier telles que l’eau utilisée pour les douches, les sanitaires et le réfectoire ne sont pas prises en compte. En effet, d’une part ces consommations ne sont pas toujours possibles à calculer spécifiquement pour l’entreprise surtout pour les cha ntiers réalisés en groupement et
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