AméDEE Fondations Approche Méthodologique pour la Détermination de l'Empreinte Eau sur les chantiers de Fondations

A ME DEE – R APPORT F INAL 11 REF SB_ERD_IBR_rapport25.010 chantier. Au sens de la norme ISO 14046 (AFNOR, NF EN ISO 14046 :2016 ), l’empreinte eau représente l’ensemble des indicateurs quantifiant les impacts environnementaux potentiels relatifs à l’eau d’un produit, service ou procédé. C’est une méthode d’évaluation permettant de calculer des consommations et la pollution d’eau d’un système étudié et d’évaluer les impacts environnementaux potentiels associés. Le résultat est obtenu à l’aide de facteurs quantifiant les impacts environnementaux potentiels relatifs à l’usage de l’eau ( ADEME, 2020). En ce sens, l’empreinte eau est différente du bilan hydrique d’un système qui est une méthode quantitative qui fait l’état des entrées, sorties et variations du stock d’eau. Avant 2006, l’empreinte eau se contentait d’une approche volumétrique monocritère de la quantité d’eau utilisée tout au long du cycle de vie d’un produit. L’eau utilisée était alors décomposée en eau bleue (irrigation), eau verte (pluie) et eau grise (pollution, volume de dilution). Les trois concepts ont progressivement été remplacés au profit d’approches orientées impacts, développés dans l’ACV ( AFNOR, NF EN ISO 14044 : 2006) : « l’eau bleue » devient un indicateur de privation d’eau, « l’eau verte » est abandonnée car non consensuelle et « l’eau grise » est remplacée par les indicateurs de pollution d’ACV (écotoxicité, eutrophisation, …). L’empreinte eau évolue par la suite da ns une approche orientée impacts, elle évalue les effets de la privation d’eau calculés sur les volumes consommés pondérés par les indicateurs locaux de stress hydrique. Depuis 2016, l’empreinte eau de la norme ISO 14046 adopte une approche multicritère où elle évalue les impacts potentiels résultant de la privation d’eau au niveau local et des pollutions de l’eau ( ADEME, 2020). Cette empreinte eau multicritère a pour objectif de couvrir la totalité des impacts environnementaux relatifs à l’eau d’un produit, service ou procédé en prenant en compte l’aspect quantitatif à l’image de l’approche monocritère et l’aspect qualitatif comm e la pollution de l’eau ( ADEME, 2020 ). Afin de faciliter la méthode d’ACV et de la généraliser, des coefficients associés à une unité spécifique de matériaux sont utilisés pour estimer la performance environnementale d’un produit. Ils représentent les flu x environnementaux inclus (ressources, déchets ou émission) dans le matériau, les flux produits et utilisés pour les étapes du cycle de vie du matériau. L’élaboration de ces coefficients doit prendre en compte la zone géographique, la temporalité et les méthodes utilisées dans la vie du matériau (R. Crawford et al., 2018). De plus, l’empreinte eau multicritère utilise les deux catégories d’indicateurs d’ACV que sont les indicateurs Midpoint et les indicateurs Endpoint illustrés e n Figure 1. Les indicateurs d’impacts Midpoint quantifient les effets d’une action humaine sans préjuger des dommages qui vont en résulter et les indicateurs Endpoint sont des indicateurs de dommages sur les trois aires de protection de l’ACV que sont l’impact sur les écosystèmes aquatiques, l’impact sur les ressources en eau pour les générations futures et l’im pact sur la santé humaine en lien avec la pollution ou la privation d’eau ( AFNOR, NF EN ISO 14044 : 2006 ). L’ajout de l’analyse qualitative de l’eau dans l’empreinte eau permet de mieux comprendre les impacts potentiels liés à la consommation et la polluti on de la ressource tels que l’eutrophisation d’eau douce, l’acidification d’eau douce, l’écotoxicité des milieux aquatiques, la toxicité humaine ou l’épuisement des ressources en eau ( ADEME, 2020).

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