VALOSOL - Construction de sols fertiles fonctionnels
26 Sa disponibilité est davantage contrôlée par la composition minéralogique des argiles (illite, notamment). L’absence d’évolution en 2025 suggère que les pools de potassium (K) mobilisables sont peu affectés par la dynamique biogéochimique à court terme. Ainsi, le contraste temporel met en évidence deux trajectoires : 1) pour le phosphore (P) une dynamique rapide, très dépendante de l’alcalinité et sujette à la rétention minérale et 2) pour le potassium (K) une dynamique plus stable, contrôlée par le compost mais moins modifiée au cours du temps. Figure 16 : K 2 O et P (g kg ⁻ ¹) dans différents Technosols construits à partir d’horizons profonds, contenant 0 – 20 % de compost et 0 – 20 % de gravillon recyclé. Les barres d’erreur représentent l’écart -type de 4 répétitions (n = 4). L’enveloppe grise correspond à la variabilité (écart-type) autour de la moyenne du sol de référence. Des lettres différentes indiquent des différences significatives (P < 0,005) du niveau de gravillon recyclé au sein de chaque niveau de compost, selon le test post hoc LSD. 2) Propriétés physiques et hydriques En 2025, les valeurs de densité apparente (Da) convergent vers celles du sol de référence, ce qui montre que le tassement est inévitable suite à la mise en place de matériaux, quels qu’ils soient (Figure 17). Ce comportement temporel indique que les processus biologiques (croissance racinaire, bioturbation) n’ont pas encore eu le temps d’altérer significativement la compaction, un phénomène typiquement lent dans les Technosols jeunes construits à partir d’horizons profonds. L’absence d’évolution de la réserve en eau utilisable (RU) entre 2024 et 2025 confirme cette stabilité structurelle. La RU dépend principalement de la microporosité, qui n’est pas significativement modifiée par les apports ponctuels de compost ou de gravillon recyclé. Cela explique pourquoi ni les mélanges initiaux ni le passage du temps n’améliorent la capacité hydrique du sol. Cette invariance interannuelle souligne que la structure physique reste le facteur limitant dominant et qu’un changement notable de la fonction hydrique pourrait nécessiter davantage de temps ou des interventions supplémentaires (amendements structurants, travail du sol, végétation plus développée).
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