VALOSOL - Construction de sols fertiles fonctionnels
17 L’enrichissement en potassium échangeable (K ₂ O) et en phosphore disponible (P Olsen ) dans les mélanges contenant du compost reflète directement l’apport nutritif de la matière organique (Figure 8), qui constitue la principale source de potassium (K) et de phosphore (P) dans ces Technosols construits. L’augmentation des teneurs avec le compost confirme que ces éléments sont majoritairement contrôlés par la fraction organique, alors que le sablon joue encore un rôle de diluant sur le plan chimique. Figure 8 : K 2 O et P (g kg ⁻ ¹) dans différents Technosols construits à partir d’horizons profonds, contenant 0 – 20 % de compost et 0 –20 % de sablon. Les barres d’erreur représentent l’écart - type de 4 répétitions (n = 4). L’enveloppe grise correspond à la variabilité (écart-type) autour de la moyenne du sol de référence. Des lettres différentes indiquent des différences significatives (P < 0,005) du niveau de sablon au sein de chaque niveau de compost, selon le test post hoc LSD. La diminution relative observée dans certains mélanges riches en sablon traduit un effet de dilution du matériau calcaire, qui devient proportionnellement moins présent dans les substrats les plus organiques. De plus, l’effet potentiel d’illite — minéral source de potassium — semble atténué par cette dilution, suggérant que la minéralogie initiale des terres excavées influence moins la fertilité finale que les apports en compost. Enfin, le fait que les teneurs en Phosphore (P) restent inférieures au sol de référence souligne la forte capacité de rétention du calcaire pour le phosphore, phénomène bien documenté en milieux carbonatés. Ainsi, les dynamiques du phosphore et du potassium résultent d’un équilibre entre apport organique, dilution minérale et interactions compost –sablon, l’enrichissement organique restant le facteur dominant.
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