TeD INFRA - Technologies et données des infrastructures | FEREC 2018

TeD INFRA (Colas, Y. Lefeuvre) Lauréat de l’appel à projets 2018 Fondation FEREC « Des innovations numériques pour la conception, la construction, l’évaluation et la maintenance des infrastructures » 4 / 21 2 Contexte et objectifs du projet Liminaire : Il y a 1 an, au début de ce projet, les travaux autour des données d’auscultation, de leur utilisation dans l’exécution des travaux linéaires et également pour l’amélioration de la gestion de ce patrimoine, n’étaient que des concepts récents dans le cadre du BIM Infrastructure. Il apparaissait alors nécessaire de faire avancer et de structurer ce domaine. Depuis lors, beaucoup de travail au niveau national a été porté par les acteurs de l’industrie de la construction, comme c’est le cas actuellement au travers de la saison 2 du MINnD 1 . Ainsi, notre rapport n’est pas à lire comme un modèle figé pour établir des préconisations ou encore des éléments de pré-normalisation. Ce travail se veut uniquement être la démonstration d’une procédure qui commence de la donnée d’auscultation jusqu’à l’intégration dans le BIM et en faisant aussi des propositions pour une exportation vers des systèmes SIG (Système d’Information Géographique). Dans le monde du diagnostic technique des infrastructures linéaires, l’essor important des moyens de mesure, de l’internet des objets ( Internet of Things, IoT ), et les très nombreuses applications qui en découlent sont des atouts pour les gestionnaires de réseaux et leurs usagers. Cependant ces moyens sont mal exploités. L’une des raisons réside dans le manque d’interopérabilité et la difficulté à mutualiser rapidement et efficacement ces informations d’origines très variées. L’enjeu est d’amener une solution pour contribuer à lever une partie des freins et tendre vers une gestion de patrimoine plus fluide, plus instantanée et plus pertinente. Pour aller un peu plus dans le détail, les freins technologiques tiennent en grand partie au caractère très hétérogène et à la grande variété des mesures d’auscultation. Les exemples ci-dessous en illustrent quelques cas : - Les mesures de macrotexture, qui sont des essais ponctuels, rarement géolocalisés avec précision et réalisés manuellement par les techniciens experts, donnent lieu à des procès-verbaux édités aussi bien sous la forme de formulaires manuscrits que saisis électroniquement (cf. figure 1) ; - Les essais de déflexion à la poutre Benkelman (cf. figure 2) se réalisent souvent dans des conditions où ni le relevé de géolocalisation, ni le format des résultats ne sont automatiquement édités ; - Les figures 3 et 4 montrent des fichiers au format « texte » qui sont créés pendant des essais réalisés en continu pour la mesure de l’UNI de la chaussée et les mesures de bruit, respectivement ; les mesures brutes ne sont pas forcément accessibles mais seuls les indicateurs déjà post-traités ; de surcroît, la localisation est incomplète (pas de positionnement dans la largeur de la voie) et relative au point de départ, donc pas disponible immédiatement en coordonnées GPS ; - La figure 5 montre un fichier de résultats obtenus pendant une campagne de relevé de dégradations avec un véhicule d’acquisition automatique ; dans ce cas tous les champs sont décrits par type de défaut, ainsi que leur étendue et leur gravité, et les coordonnées GPS associées. Leur exploitation peut aussi bien être faite au travers de commandes « macro » d’un tableur de type Excel, ou alors par l’emploi d’un logiciel SIG (cf. figure 6). Ceci met en exergue l’importante disparité de la qualité des données, d’où l’impossibilité de les intégrer en l’état dans un système d’exploitation de façon simple et unique. 1 Projet national « Modélisation des INformations INteropérables pour les INfrastructures Durables »

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