Smart TCscan - Évaluation intelligente, à grand rendement et non destructive des défauts de collage dans les chaussées | FEREC 2020
Smart TCscan Lauréat de l’appel à projets 2020 7/29 Todkar 2016-2019 pour détecter automatiquement la couche d’accrochage dans les structures de chaussées modélisées. On se focalisera ensuite sur l’analyse des descripteurs physiques (amplitude du signal, variance statistique par exemple) les plus pertinents pour cette application. En effet, une analyse fine des descripteurs sensibles à la problématique et robuste aux biais géométriques et environnementaux possibles sera effectuée. Cette analyse sera réalisée à partir de signaux mesurés sur des zones sans pathologies mais intégrant de manière distincte les quatre classes étudiées. Ensuite, la proposition d’une méthode de reconnaissance des formes (de type SVM par exemple) basée sur les descripteurs préalablement déterminés pour effectuer la classification sera effectuée. 2) La deuxième sous-tâche se focalisera sur l’adaptation d’une méthode basée sur l’apprentissage profond (Deep Learning). Ce type de méthodes se généralise à de nombreuses applications. Dans ce sens, une méthodologie de « Deep Learning » de la littérature sera testée sur des signaux EM synthétiques afin de caractériser la couche d’accrochage. Pour ce faire, une base de données développée à partir de simulations sera ajoutée aux données mesurées sera évaluées. 3) La troisième sous-tâche se focalisera sur le développement d’une interface homme machine (IHM) pour l’utilisation des deux types de méthodes préalablement développées. L’interface intégrera également les fenêtres ad hoc pour gérer la phase de prétraitement et de paramétrage des méthodes de traitement. 3. Introduction 3.1. Zone étudiée : couche d’accrochage en subsurface L’interface ou zone de transition interfaciale (ZTI) est la limite entre deux éléments. Dans cette étude, il s’agit de la zone séparant la couche de roulement de la couche de liaison. Une chaussée étant un milieu stratifié, la couche d’accrochage assure une bonne adhésion entre deux couches limitant ainsi les efforts mécaniques à long terme dus au trafic augmentant ainsi la durée de vie de la chaussée (Figure 2). L’émulsion bitumineuse (le plus souvent cationique) est composée d’eau (30 à 50 %), de bitume sous forme de gouttelettes (50 à 70 %), d’un émulsifiant (0,2 à 2,5 %) et parfois d’additifs (solvant, polymères, …). Elle est mise en œuvre au moyen d’une répandeuse (Figure 3) à raison de 250 à 500 g/m 2 de bitume résiduel de façon inversement proportionnelle à l’épaisseur des couches à coller. Il est essentiel d’attendre la rupture (phase durant laquelle l’eau s’est entièrement évaporée) avant la mise en œuvre de la couche de roulement. Toute impureté, humidité résiduelle, non-respect de mise en œuvre engendrera des défauts dans la couche d’accrochage qui auront pour répercutions une dégradation prématurée de la chaussée.
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