OSSERAIN EXPRESS - Déconstruction du pont d’Osserain

Ferec – AAP 2023 – Osserain Express 6 3.2.2 Matériaux Si la structure comporte des éléments structuraux distincts (culées, piles, corps de voûtes (comprenant une partie douelle et une partie queutage), tympans) présentant pour certaines des spécificités de comportements intrinsèques dont il aurait fallu chercher à tenir compte dans la modélisation, le manque d’information et de données sur l’ouvrage a conduit le groupe de travail calcul à considérer la maçonnerie de manière monolithique en ne considérant qu’un seul et même matériau pour modéliser l’ouvrage. Les caractéristiques mécaniques de ces matériaux ont été fixées collégialement à partir des données bibliographiques, en tenant compte des spécificités des différents modèles. 3.2.3 Conditions limites et état initial Le diagnostic de l ’ ouvrage indique que la structure est saine et en excellent état, que la maçonnerie (notamment le queutage) et les culées sont de bonne qualité et que l ’ ouvrage ne présente pas d ’ affouillement. L ’ état initial a été construit au plus juste en fonction des spécificités de chaque modèle pour rendre compte de l ’ excellent état de l ’ ouvrage (ligne de pression passant dans le tiers central). Il a également été décidé de ne pas considérer d ’ endommagement initial dans les modèles avancés. Dans un premier temps, la liaison au niveau des piles et de la culée est considérée comme un encastrement, car il s ’ agit du seul type de condition limite pouvant être commun aux différentes approches. Pour les approches le permettant, des raideurs d ’ appui ont ensuite été introduites au cas par cas ; la difficulté étant alors que ces raideurs puissent avoir un sens physique. La prise en compte des remblais et des murs tympans a été laissée à la discrétion des modélisateurs (modélisation physique, prise en compte de ces éléments comme des charges permanentes agissant sur l ’ ouvrage, etc.). Les caractéristiques des matériaux relatifs à ces différents éléments de structure sont néanmoins partagées entre les modélisateurs. 3.2.4 Chargements Le chargement initial proposé par Gérard Viossanges consistait à déposer sur le pont 150 blocs de béton de 2,4 t empilés sur 4 rangées, disposées sur une demi-travée, pour atteindre le niveau de déformation maximal, puis de poursuivre, après le retour d’information des paramètres d’instrumentation, sur 1 à 2 rangées supplémentaires disposées à l’ aval seulement, compte tenu des limites de capacité de la grue. Les modélisations réalisées lors du benchmark ont amené à accompagner ce chargement d’une fragilisation de l’ouvrage par la réalisation d’une saignée dans la voûte avant l’essai , tout en garantissant la sécurité des biens et des personnes impliquées. 3.2.5 Analyses Les modélisations ont permis de proposer une description du comportement de la structure sous l ’ effet des chargements qui lui sont appliqués. Un effort particulier a été fait pour faciliter la comparaison entre les modèles et avec les mesures préconisées, en proposant une analyse du comportement macroscopique de l ’ ouvrage (charge limite, mécanismes de ruine), des points d ’ intérêts (suivi de la flèche, déformation de l ’ intrados, réactions d ’ appuis) ou des quantités d ’ intérêt usuellement calculées sur ce type d ’ ouvrage (ligne de pression). 3.3 Résultats issus de la phase demodélisation prédictive 3.3.1 Test du chargement initial La première étude a consisté en l ’ étude du chargement initial, c ’ est-à-dire l ’ application de 4 niveaux de blocs bétons de 2,4 t chacun, disposés sur une demi-travée.

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