OSSERAIN EXPRESS - Déconstruction du pont d’Osserain

Ferec – AAP 2023 – Osserain Express 11 de déterminer et suivre temporellement les paramètres modaux de la structure : forme modale, fréquence de résonance, amortissement. 4.1.3 Mesures de déplacement par « motion capture » Cent quarante cibles ont été mises en place sur les pierres du bandeau et du tympan amont de la voûte V1 et sur la pile P1 coté amont, suivies par une dizaine de caméras infrarouges Optitrack et une caméra en stéréo-vision pour la détection de mouvement (Figure 8c ). Les caméras Optitrak permettent de suivre les mouvements d ’ un bloc dans les 3 dimensions par interpolation des mouvements de trois cibles fixées à cette pierre. 4.1.4 Mesures de déplacement par prismes topographiques Dix prismes topographiques ont été mis en place côté aval (Figure 8d ) : − cinq sur le tablier au droit de la culée C0, de la mi-travée de la voûte V1, de la pile P1, de la mi- travée la voûte V2, de la pile P2 et de la mi-travée de la voûte V3 ; − deux sur le fût de pile P1 en partie haute et basse ; − un à mi-travée de la voûte V1 sur les pierres du bandeau ; − un en pied du mur en retour de la culée C0 ; − un à la naissance de voûte V2, coté P1, sur les pierres de bandeau. Dix prismes ont également été mis en place côté amont, symétriquement à ceux de l ’ aval selon un plan longitudinal à l ’ ouvrage. Le principe consiste à viser par théodolite les prismes topographiques ainsi mis en place afin d ’ étudier les mouvements de l ’ ouvrage durant les phases de chargement. La visée des cibles a été réalisée depuis la rive droite. 4.1.5 Mesures d ’ ouvertures par fissuromètres Six fissuromètres ont été mis en place dans des zones identifiées comme à enjeu par le benchmark de calcul (Figure 8e ) : − quatre au niveau de quatre joints consécutifs entre pierres du bandeau amont de la voûte V1, au droit de la zone de chargement ; − deux au niveau de la naissance de voûte V2, à la jonction avec la pile P1, côtés amont et aval. Les capteurs utilisés sont des fissuromètres potentiométriques A3ip. 4.1.6 Mesures de déformation par fibre optique distribuée Trois fibres optiques monomodes ont été mise en place sur le parement de l ’ ouvrage après réalisation de saignées dans la maçonnerie et scellement des fibres à la résine époxy (Figure 8f ) : − une fibre longitudinale (F01), à l ’ axe de la voûte V1 et sur les murs de front de la pile P1 et de la culée C0 ; − une fibre transversale (F02), avec un aller-retour sous la voûte V1 au droit de la zone de chargement ; − une fibre longitudinale (F03), en sous face des pierres de bandeau de la voûte V1 et sur les murs de front de la pile P1 et culée C0. Les fibres sont interrogées via technologie Rayleigh (interrogateur ODISI 6), la résolution spatiale de mesure est de l ’ ordre de 2,5 mm. Le principe consiste à utiliser les propriétés physiques d ’ une fibre optique pour en faire un capteur de mesures : la présence d ’ inhomogénéités au sein du cœur de fibre provoque la diffusion élastique de la lumière qui est injectée à son extrémité. Cette rétrodiffusion, dite de Rayleigh, permet de constituer une « empreinte » spatiale permanente sur toute la longueur de la fibre. Sous l ’ effet de la température

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