Utilisation de liants bas carbone pour la construction par « deep soil mixing » : formulation et durabilité (LIBACA)

16 Figure 12 – Intensité carbone vis à vis la résistance en compression à 90 jours en fonction du liant utilisé (Règles Inies 2022) Les résultats de l’étude portent sur un mélange sol-liant, appelé « béton de sol » à un dosage en liant de 210 kg/m 3 . La figure 11 décrit l’empreinte carbone pour 1 m 3 de béton de sol selon les différents liants en tenant compte de l’allocation carbone du laitier préconisée par les instances françaises. Elle est plus de trois fois plus petite pour les mélanges avec du CEM III/C (45 kg CO 2 eq/m3) qu’avec les mélanges utilisant du CEM I (147 kg CO 2 eq/m3). Le mélange ternaire (clinker, laitier, calcaire) émet logiquement moins de CO2 que le mélange ternaire (clinker, laitier, métakaolin), puisque le filler calcaire n’a pas été chauffé lors de sa fabrication. L’intensité carbone, présentée par la figure 12, souligne l’excellente performance des bétons de sols avec des liants « bas carbone ». Rapportée à la résistance en compression à 90 jours, le béton de sol avec du CEM III/C ne représente que 15% des émissions en GES du béton avec du CEM I. Les émissions de GES des bétons avec les deux liants ternaires constituent, quant à eux 30% des émissions de GES du béton avec du CEM I. Ceci est lié avec la bonne comptabilité physico-chimique du laitier avec un sol argileux. En termes d’intensité carbone, l’ajout de métakaolin s’avère plus favorable que l’ajout de filler calcaire pour les bétons de sol. La figure 13 représente l’indicateur de changement climatique avec l’allocation carbone du laitier de hauts fourneaux de 550 kg CO 2 eq indiquée par la base de données internationale EcoInvent et utilisée par les sidérurgistes pour calculer l’ACV du laitier. Les résultats s’avèrent très différents, puisque ce sont cette fois ci les bétons avec le liant ternaire avec du filler calcaire qui émettent le moins de GES. La différence entre le CEM I et les liants bas carbone composés de laitier diminue pour le critère « réchauffement climatique ». Compte tenu des bonnes performances mécaniques bétons de sol avec du CEM III/C, l’intensité carbone de ces bétons reste la meilleure, mais la réduction des émissions par MPa par rapport au CEM I n’est plus de 85% mais de 65% (figure 14). Selon cette allocation carbone du laitier, l’intensité carbone du mélange ternaire avec du métakaolin est proche de celle du CEM III/C.

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