Fondation Ferec - La transition de l'eau dans les chantiers de Travaux Publics

La transition eau dans les chantiers de travaux publics 8 Introduction La crise de l'eau, accentuée par des sécheresses de plus en plus fréquentes, redéfinit le paysage des travaux publics. En 2022, 35% du territoire a souffert de sécheresse pendant dix mois, obligeant certaines communes à dépendre de camions-citernes pour leur approvisionnement en eau potable. Les étés 2022 et 2023 ont vu des centaines de communes confrontées à des pénuries d'eau, impactant même les activités agricoles et industrielles en 2023. Selon les simulations de Météo France, d'ici 2050, le risque de sécheresse pourrait doubler, entraînant un déficit de 2 Milliards de mètres cubes d'eau, à moins que des mesures significatives ne soient prises. La gestion de l'eau offre une opportunité pour anticiper ces déséquilibres. Elle exige une réduction des prélèvements et une réflexion audacieuse sur l'utilisation d'eaux non conventionnelles sur les chantiers. Pour autant, il n’existe pas d’état des lieux de l’eau sur les chantiers pour les entreprises de la construction, hors grands chantiers. Les relevés partiels actuels ne suffisent pas à établir un diagnostic complet de la gestion des eaux. Le projet de recherche IPPILEP, axé sur les Infrastructures Provisoires pour anticiper l'Infiltration des Eaux Pluviales, vise à évaluer les besoins en eau spécifiques aux chantiers TP et à comprendre leur gestion. Cette initiative est menée avec le soutien de la Fondation FEREC en partenariat avec la FRTP d’Auvergne Rhône Alpes, l'ENTPE, l'IETL, le cabinet d'avocats ADALTYS, sous la direction de Ma Friche Urbaine. Elle offre une opportunité de se questionner sur la gestion de l'eau sur les chantiers de travaux publics et pour toutes activités temporaires plus globalement. Ce livre blanc interroge la place de l’eau dans les chantiers de travaux publics hors grand chantier et chantier de réseau d’adduction d’eau potable. En effet, l'utilisation de l'eau potable reste impérative sur certains chantiers pour des raisons sanitaires, c’est le cas des chantiers de réseaux de distribution d'eau potable. Ce livre blanc se concentre sur trois types de chantiers, à l'exception des grands chantiers, pour lesquels l'usage d'une alternative à l'eau potable pourrait être envisagé. Les besoins en eau de process du chantier sont principalement assurés par l’adduction d’eau potable. L’hypothèse que formule ce rapport est la substitution de l’eau potable par l’eau pluviale ou l’eau de pluie. Ce livre blanc présente un panorama de la ressource en eau potable en France, avec un focus particulier sur l’eau dans les chantiers de travaux publics. Les entreprises entreprennent déjà des recherches et la mise en œuvre de mesures pour éviter et réduire la consommation d’eau potable sur les chantiers. Ce sont les premières étapes pour une gestion optimisée de l’eau. Ce

RkJQdWJsaXNoZXIy MTIzMTM=