Dust Ioniser - Rapport final et annexes

ESTACALAB – Rapport QUAD 2024/006 Juillet 2026 11 La moyenne d’abattement calculée est de l’ordre de 0,009 mg·m ⁻ ³·min ⁻ ¹, ce qui correspond à une cinétique lente, traduisant la difficulté à éliminer les particules de petite taille par simple aspersion d’eau. Les particules fines (< 1 µm) présentent : ➢ Une inertie aérodynamique quasi nulle, ➢ Une forte stabilité en suspension (forces de Stokes faibles, faible sédimentation), ➢ Et une faible probabilité de collision avec les gouttelettes d’eau, en raison du faible diamètre et de la dynamique de diffusion dominée par le régime brownien. Ainsi, la décroissance observée est principalement due à des mécanismes diffusifs et d’agglomération secondaire, plutôt qu’à une capture directe par impact ou interception. Ces mécanismes sont fortement dépendants de la concentration initiale et de la densité de gouttelettes disponibles dans le volume. La forme en “queue longue” visible sur le graphe (entre 60 et 190 minutes) confirme la présence d’un résidu persistant d’aérosol ultrafin difficile à éliminer, même après une période prolongée d’aspersion. La pente quasi exponentielle de décroissance indiq ue une cinétique de premier ordre, où le taux de réduction est proportionnel à la concentration instantanée de particules, mais avec un taux de décroissance faible. • Conséquences expérimentales Ces résultats démontrent que l’aspersion classique n’est que partiellement efficace pour l’abattement des aérosols fins produits par l’AGK2000. La limitation provient du faible taux de collision goutte- particule et de la persistance d’un aérosol diffus stable en l’absence de brassage. Pour améliorer l’efficacité, il serait pertinent d’agir sur : ➢ L a taille des gouttelettes (génération d’un brouillard plus fin), ➢ L ’intensité du brassage pendant l’aspersion pour augmenter la probabilité de collision, ➢ O u encore l’introduction d’un champ ionisant favorisant l’agglomération électrostatique préalable. En conclusion, les particules fines et ultrafines émises dans l’air nécessitent une approche plus sophistiquée qu’une simple aspersion aqueuse en milieu confiné.

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