AméDEE Fondations Approche Méthodologique pour la Détermination de l'Empreinte Eau sur les chantiers de Fondations
A ME DEE – R APPORT F INAL 50 REF SB_ERD_IBR_rapport25.010 d’améliorer la production des chantiers ou de limiter les coûts liés à l’eau, il constitue une première étape vers la construction d’une empreinte eau comparative, opérationnelle et d’aide à la décision. Cette approche s’appuie sur des principes d’ACV pour décrire spécifiquement les activités des chantiers, tout en restant flexible et adaptée au con texte particulier de l’entreprise. Il s’agit d’un exemple de construction d’empreinte, et non d’une méthode universelle, mais elle illustre comment une empreinte eau peut être mobilisée pour initier le dialogue entre les acteurs, identifier des leviers de gestion et structurer les décisions. Du fait des multiples pressions sur la ressource en eau et du souhait du gouvernement de réduire le prélèvement d’eau à l’échelle nationale de -10 % d’ici 2030, il faut s’attendre à une augmentation continue du coût unitaire de l’eau. Dans ce contexte, il est essentiel de pouvoir prédire et projeter les consommations des chantiers en s’appuyant sur un socle de données pertinent et réaliste afin de me ttre au point des seuils robustes et viables pour l’entreprise. L’empreinte eau développée ici fournit les él éments nécessaires pour appliquer cette méthode à d’autres types d’activités sur les chantiers, permettant ainsi de réaliser un état des lieux des consommations directes et indirectes de l’ensemble des activités de l’entreprise. Le projet a permis de mettre au point une première version d’un outil opérationnel de collecte de la donnée sur chantier dans le but de la traduire en Empreinte Eau selon trois indicateurs : le bilan hydrique volumique qui quantifie la consommation directe et indirecte réelle des chantiers ; l’Empreinte Eau issue de la méthode AWARE pour traduire les consommations d’eau en impacts environnementaux liés à l’empreinte eau monocritère sur la rareté de l’eau, à l’aide de facteurs de caractérisation et un score relatif au déplacement d’eau pour caractériser les modes de prélèvement et de rejet de l’eau . Les deux premiers indicateurs sont aboutis contrairement au dernier qui nécessite un programme de recherche dédié. Le projet a permis de concevoir une première version d’un e calculatrice d’empreinte eau qui est accompagnée d’une base de données, dont les coefficients associés aux matériaux et aux énergies permettent de convertir les quantités utilisées sur chantier en bilan hydrique indirect. La méthode de calcul de l’empreinte eau et l’outil associé ont alors été testés sur chantier afin d’en attester la faisabilité et d’obtenir de premiers résultats . Au-delà du périmètre du projet AméDEE , cette démarche a vocation à être réutilisée et enrichie par d’autres acteurs du secteur. La structuration de la base de données associée à la calculatrice d’empreinte eau constitue une première plateforme de référence pour les coefficients liés aux matériaux et aux énergies. Ce guide fournit un cadre transparent et reproductible, facilitant l’appropriation de l’approche par d’autres projets souhaitant initi er une réflexion similaire. À terme, l’empreinte eau devra évoluer vers un véritable outil d’aide à la décision dans le secteur des travaux, capable de comparer des scénarios techniques et d’orienter les choix de conception, afin d’accompagner les acteurs vers une transition écologique durable dans la gestion de la ressource en eau. Le projet met également en évidence l’intérêt d’une collaboration étroite entre une entreprise et un laboratoire de recherche. Cette association permet de garantir la robustesse scientifique de la méthode tout en assurant sa pertinence au regard des réalités opérationnelles du terrain. Elle ouvre la voie à une amélioration continue de l’outil, tant sur le plan de la qualité des données que sur l’intégration de nouveaux indicateurs, et constitue un levier essentiel pour faire évoluer les pratiques professionnelles vers une gestion plus durable de la ressource en eau. Enfin, une perspective majeure d’évolution concerne le score de déplacement d’eau. À ce jour, il n’existe pas d’indicateur standardisé permettant de caractériser de manière robuste les
RkJQdWJsaXNoZXIy MTIzMTM=