AméDEE Fondations Approche Méthodologique pour la Détermination de l'Empreinte Eau sur les chantiers de Fondations
A ME DEE – R APPORT F INAL 36 REF SB_ERD_IBR_rapport25.010 Figure 12 : Diagramme de flux du chantier test Les sorties du système sont relatives à l’évacuation de l’eau prélevée sur site. L’eau rejeté e au terrain naturel est issue de l’eau utilisé e pour forer ainsi que celle utilisée pour le nettoyage des forages. L’eau est injectée dans les forages et s’infiltre dans le sol. L’évaporation de l’eau n’est pas prise en compte dans cette modélisation du fait du manque de données. Nous considérons que toute l’eau utilisée pour les forages est restituée au terrain naturel. L’eau provenant du réseau est alors restituée au même bassin versant, et son utilisation est donc invisible pour la méthode AWARE. Les eaux de ruissellement proviennent des eaux de nettoyage du chantier. Une partie s’évapore, une autre termine à l’égout et le reste ruisselle. Nous ne pouvons pas mesurer précisément la répartition de la quantité d’eau à ce stade, alors elles sont regroupées dans la catégorie eaux de ruissellement, leur volume est très faible proportionnellement au reste (1% des eaux qui retournent au terrain naturel). 5.1.2 Analyse de contribution Une autre représentation possible du bilan hydrique permet de réaliser une analyse de contribution des différentes entrées du système pour mettre en avant celles qui contribuent le plus au bilan. La Figure 13 e st un graphique qui représente la contribution de chaque entrée du système au bilan hydrique du chantier. La consommation d’eau représente 5 4% qui correspond au pourcentage du bilan hydrique direct du chantier. L’électricité, le ciment et le sable sont respectivement contributeurs à 11%, 16% et 17% au bilan. Pendant la phase de production, le chantier a consommé 316 MWh ce qui correspond environ à la consommation électrique de 77 foyers en 1 an pour une consommation moyenne de 4100 kWh/an d’après EDF (EDF, juin 2025) et cela explique sa forte contribution au bilan. Il en va de même pour le ciment et le sable qui sont les matières premières les plus utilisées sur chantier avec respectivement 219 tonnes et 1403 tonnes. Le PVC contribue au bilan à hauteur de 2% car les 403 forages comportent des tubes en PVC sur toute leur hauteur pour le remplissage du forage avec le mortier de comblement gravitaire. Les autres entrées sont peu conséquentes et quasiment négligeables du fait de leur faible utilisation sur chantier. Le bilan hydrique est donc lié à la quantité des entrées mise en œuvre. L a Figure 14 représente le graphique de contribution des ateliers participant à la consommation d’eau directe sur chantier. Le forage est le contributeur majoritaire à 83% et masque les autres ateliers.
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